« Yo Spidey don’t you wish came to the knicks ?! ».

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Je vous soumets un petit bilan de notre premier tour de playoffs face aux Cavaliers, avec mon regard de simple fan. Rien de plus, rien de moins, juste un avis.

Previously (ici)

82 matchs joués, nous terminons 5ème de la conférence Est. Thibs a une nouvelle fois prouvé sa capacité à fédérer un groupe et à en extraire le meilleur. Ce n’est pas le plus beau des baskets, mais c’est un basket rugueux et combatif, totalement en phase avec l’identité historique New Yorkaise.

Je le désirais et ce sont bien les Cavaliers qui s’offrent à nous pour ce premier tour. Comme exprimé lors de ma preview, c’est selon moi le match up le plus favorable du top 4, et c’est le meilleur moyen d’évaluer la pertinence de notre projet sportif. On a face à nous une équipe a priori plus forte mais novice en playoffs et avec moins de profondeur de banc. L’occasion donc de mettre Julius et RJ à l’épreuve, de se confronter à Donovan Mitchell et de voir comment Thibs va aborder cette série.

Jamais meilleur que lorsqu’on ne nous attend pas

Game 1 : En avant match mes sentiments sont mitigés. La crainte, le classique chez le fan des Knicks, et l’impatience. L’impatience de voir ce que notre équipe peut donner une fois lancée dans le grand bain.

Le début de match est des plus inquiétants, Jalen Brunson tombe rapidement en foul trouble. Comme en saison régulière, c’est Julius Randle, revenu malgré une gêne physique évidente, qui va porter l’équipe durant la première mi-temps et nous permettre de résister à un immense Donovan Mitchell.

Mais si Julius permet de compenser les non-matchs de ses coéquipiers (à l’exception de Josh Hart), il est évident qu’il en va de même pour l’ancienne arrière du Jazz.

Darius Garland et Evan Mobley semblent un peu tendres dans ce game 1. 50 à 45 pour nos Knicks à la mi-temps. Le début de 3ème quart est un peu plus délicat, Julius retombe dans ces travers et semble tout de même bien limité par sa cheville. Thibs n’hésite pas à prendre un temps mort rapide pour reconcentrer tout le monde et faire souffler le numéro 30.

 

Les coups de boutoir de Donovan Mitchell se font de plus en plus pressants, mais le retour de Jalen Brunson maintient notre tête hors de l’eau.

Finalement, le numéro 45 de Cleveland est trop seul pour lutter face aux 17 rebonds offensifs de NY et à la clutchitude de Action Brunson. Game 1 pour les Knicks, décidément cette équipe n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle n’est pas attendue.

Dans l’entre deux matchs les critiques vont bon train. Les jeunes sont ciblés et particulièrement ceux de Cleveland, Garland, Mobley ou Okoro se doivent de hausser leur niveau de jeu, tout comme les jeunes des Knicks qui sont un peu passés au travers.

RJ est un éternel sujet, mais j’ai trouvé sa défense sur Garland vraiment intéressante. D’autant plus que c’est un joueur très vif avec un centre de gravité bas et notre canadien n’est pas à l’aise avec ces profils. Il a pourtant été très efficace. C’est surtout son rendement offensif qui agace.

Ce qui fait débat également, c’est l’engagement physique des New Yorkais, les Cavs ne manquent pas de l’évoquer en conférence de presse, histoire de mettre la pression sur les arbitres certes, mais c’est aussi une preuve de lucidité tant ils se sont fait manger dans l’impact.

La fan base des Knicks est chaude comme un barbecue, cette première victoire était assez inespérée.

Game 2 : Pour cette deuxième manche les Cavaliers arrivent avec le couteau entre les dents et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on n’était pas prêt.

Darius Garland est rayonnant et au niveau qui était le sien durant la régulière. On se fait bouffer par leur intensité défensive et on peine à trouver des solutions lorsque Cleveland choisit de doubler sur les pick n roll pour JB.

On perd des ballons évitables. Julius comme à son habitude, au moment où ça devient dur, nous sort la classique : body language, forçage et je pigne sur les arbitres.

-20 à la mi-temps. Grosse claque.

Le rythme retombe gentiment à la reprise, comme si le match était déjà plié. Cleveland déroule jusqu’au coup de sifflet final.

Presque moins 30, les Cav’s ont remis les pendules à l’heure.

Dans l’entre deux matchs, ce sont les jeunes Knicks qui sont questionnés. IQ bien que plus impactant n’a pas excellé, RJ et Grimes bon défensivement sont exposés pour leurs perfs offensives. Cette fois la doublette Mobley-Allen à dominé Mitch et Hartenstein au rebond, un secteur prépondérant dans notre jeu.

Sa fanfaronne un peu coter Cavs, la flagrante de Jarrett Allen n’est pas très belle, clairement. Vraiment pas de quoi se tirer sur le haricot bien au contraire, mais faut les comprendre, c’est la première fois de leur histoire contemporaine qu’ils jouent quelque chose sans papa Lebron.

Se cacher derrière ce geste, pas plus glorieux que le coup de coude de Randle sur Okoro dans le game 1, et se gargariser d’un hypothétique jeu à la « dur »… pas classe.

En tout cas, la réaction de Julius devant la presse parle d’elle-même, il en faudra plus pour perturber les New Yorkais.

 

Game 3 : On arrive au MSG, le public est bouillant. Malgré tout, un sentiment est sans doute unanimement partagé : Cleveland c’est quand même très fort.

Et les choses vont se confirmer dans un premier quart temps bien défensif avec une toute petite adresse des deux côtés.

RJ Barrett, à la surprise générale, porte l’équipe offensivement sur ses larges épaules en alternant tir extérieur, drive and kick. 17-17.

Le second quart est marqué par la facilité qu’à notre seconde unit à faire vivre la balle. Petit à petit les oranges and blue prennent le contrôle du match. RJ et JB lisent parfaitement les choix défensifs de l’autre JB, le Bickerstaff, en libérant la balle au bon moment et dans les bons timings.

45 à 32 à la mi-temps. Qui a dit que c’était un match défensif ? Les Cavs sont terriblement maladroits et subissent la défense collective parfaitement huilé des New Yorkais en enchaînant des pertes de balles.

L’ultime quart sera celui où Cleveland lâchera. Donovan Mitchell est frustré, Darius Garland passe totalement au travers et les Knicks déroulent. Score final 99 à 79. 20 points d’écart avec des Cav’s maintenus en dessous des 80 points, l’affront du game 2 est lavé.

Il n’en fallait pas plus pour voir le public du Madison s’enflammer et réentendre le fameux « So KD don’t you regret not coming to the Knicks ? ».

Pour cette première au MSG on se sent rassuré, on avait pris une rouste mais on a répondu par un blow out. Plus que jamais on sent notre équipe apte à faire déjouer Cleveland. On a conscience que les joueurs de l’Ohio ne shooteront pas toute la série à 21%, mais on comprend aussi que Julius n’est pas bon et IQ non plus. On shoote à 30% à 3 points, et notre seconde unit est très efficace. Malgré l’absence probable de Quentin Grimes pour le prochain match, on ne peut s’empêcher de se dire qu’une victoire nous offrirait un avantage significatif.

Pincez-moi, je songe à voir les Knicks passer un tour.

 

Game 4 : Je regarde ce match en direct avec un copain à la maison. Bière et rhum arrangés sont de sortie, j’ai besoin de me détendre, je suis tendu comme un string. Pendant ce temps une bande d’irréductibles Knicks fans préchauffe au Hideout pour ce qui va devenir une KNF Viewing Party historique…

Au MSG, d’entrée de jeu Mitch Robinson fait comprendre à tout le monde que le match précédant n’était pas un coup de chance, il a pris la mesure de l’évènement. 2 contres sur les 2 premières actions, tu mettras ça sur ton pain.

RJ a revu sa recette du flan coco et on en arrive aux mêmes conclusions que pour Mitch. Jalen Brunson nous porte, comme dans le game 3 il exploite à merveille les choix défensifs adverses que l’on perçoit presque comme des errements.

Le pauvre Jarrett Allen squatte la raquette pour dissuader les drives, ça laisse le chant libre à Mitch pour leur mettre une complète œuf jambon fromage au rebond offensif. Josh Hart stater du soir en l’absence de Quentin est monstrueux d’intensité défensive sur Donovan Mitchell, et lorsqu’il s’absente c’est Miles Mc Bride qui offre 4 minutes défensives de très haut niveau ; encore une fois notre seconde unit s’avère déterminante.

Qui a dit qu’il y aurait un combat des bancs ? Alors quand Darius Garland doit gérer des problèmes de fautes, nos gars n’ont plus qu’à maintenir le cap et rentrer tranquilou bidou à plus 10 au vestiaire.

Mais le début de 3ème va nous faire déchanter, Garland nous massacre de par sa vitesse, son tir et sa qualité de passe. 2 minutes -4, 4 minutes -2, 6 minutes Cleveland passe devant.

C’est le moment que choisit Julius Randle, toujours bien inspiré, pour se contrarier du placement de Josh Hart, pas assez au large à son goût pour lui laisser jouer son 1 vs 1. La vérité c’est que Julius est mauvais sur cette série, et ce depuis la seconde période du game 1.

Y a comme une odeur d’incertitude, mais à 4 minutes de la fin du quart Cleveland est à +3, Donovan Mitchell intercepte un ballon et part pour claquer un tomar mais Randle s’interpose. Une minute plus tard, c’est Isaac Okoro qui attaque la baseline pour monter au dunk et qui se fait scotcher par Isaiah Hartenstein : c’est officiel New York récupère momentum. +2 à la fin du quart, on s’en sort plutôt bien.

Dans une ambiance étouffante, nos gars reprennent le contrôle du match, c’est extrêmement serré, et dans ces cas-là JB s’occupe de tout. Notre meneur est injouable, malgré l’omnipotence de l’isolation dans notre plan de jeu offensif, il élève au rang d’art son footwork et son tir mid range.

Les Cavs demeurent sans réponse. Et pour cause, un autre joueur est en train de me faire ravaler mes paroles, c’est RJ Barrett.

Le gars n’est pas que efficace ou juste à la hauteur de l’évènement, il est absolument déterminant dans ce quatrième quart. A 1’50 de la fin Josh Hart arrache un énième rebond offensif qui permet à JB de sceller la décision sur un nouveau tir ultra clutch.  Victoire de +9 pour les Knicks.

On mène 3-1 dans cette série, qui l’eut cru ? We right here. Cette fois-ci c’est sûr, quoi qu’il arrive nos playoffs sont réussis.

Dans l’entre deux matchs, le benchage de Julius Randle dans le quatrième quart et son refus de s’adresser aux médias font ressortir les éternelles critiques (justifiées ?) le concernant. L’ami Julius passe à côté. Au moment le plus critique, notre poste 4 choisi, parce que là c’est un choix manifeste, de ne plus être régulier dans les efforts défensifs off ball, s’en prend à Josh Hart sur son placement offensif, a un body language limite et ne fait plus les minimas au rebond défensif.

C’est Obi Toppin qui finira le match. Thibs a de nouveau fait un choix tranché. Encore une fois, Randle lâche au moment où ça semble le plus dur. Pire pendant que l’équipe performe et fait rêver sa fan base, lui se frustre pour sa performance individuelle. Autant dire que les prochains matchs seront déterminants pour sa cote de sympathie.

Côté Cavs, les choix de Bickerstaff sont pointés du doigts. Les voir déjouer est une véritable douche froide, un imprévu qui laisse amer toute une fan base. Pourtant la série est bien loin d‘être finie mais ça parle déjà des changements à effectuer pour la saison prochaine. De mémoire, il y a un proverbe avec une histoire de peau d’Ours et on le connaît plutôt bien.

Game 5 : Va-t-on pouvoir le faire ? De prime abord, je pars dans l’idée qu’on risque de devoir finir le travail au MSG. Cleveland nous est apparu tellement dominant durant la régulière que je ne peux me résoudre à les voir déjouer. Il semblerait que la peau de l’ours ait été vendue…

JB Bickerstaff a choisi de mourir avec ces idées et les Knicks ont déroulés.  Mitch Robinson a été monstrueux, RJ dans la lignée de ces deux derniers matchs, JB également.

La performance des Cavs a été insuffisante pour contrer des Knicks qui ont su maintenir l’écart construit durant le premier quart. Seul ombre au tableau, Julius Randle s’est de nouveau tordu la cheville alors qu’il montrait un très beau visage.

Mais l’heure est à la fête, nous venons de passer un premier tour, ça faisait 10 ans, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à l’issue du match, pas de place à l’enflammade, chacun semble focus sur le prochain tour.

Quelques tendances

Deux leaders au rendez-vous : les gars de Villanova font la différence

Jalen Brunson sort ces attributs, à deux doigts du burn out !!

24 points 4 rebonds et 5 passes. Clutch à souhait et avec des minutes plein les pattes, JB n’a pas déçu, il a montré le grand leader qu’il est.

Calme, impassible, humble, et dur au mal. Quoi qu’on en dise il y a une forme d’identification : en dessous du mètre 90, pas un sur athlète, pas un body builder bien qu’il soit tanké ; JB c’est presque monsieur tout le monde qui débarque à la salle et prend l’équipe sur ses épaules.

Alors on aura remarqué que les % sont un peu en deçà de ces habitudes, mais c’est le cas pour presque tous les arrières de cette série.

Définitivement le plus beau coup de Leon Rose.

Josh Hart, le second de Villanova, l’autre bon coup de Leon Rose

12 points 8 rebonds à 60% au tir, Josh Hart a été présent sur les lignes de stats et a crevé l’écran de par sa combativité.

Si JB est le leader dans le jeu de cette équipe, Josh en est l’âme. Une défense suffocante dont Donovan Mitchell devrait se souvenir longtemps, de l’intensité, de la justesse, et du dévouement…

Allez c’est bon, on peut dire qu’il est digne du n°3.

Deux jeunes ont aussi pris la pleine mesure de l’évènement. Mitch Robinson et RJ Barrett ont eu des débuts timides mais une fin en boulet de canon.

 

 


Mitch Robinson a été dans ses standards statistiques de la saison. Bien qu’un poil timide dans les game 1 et 2, il a su répondre présent par la suite en exploitant parfaitement les aides (trop ?) franches de Jarett Allen.

Dominant au rebond offensif, présent pour protéger le cercle, Robinson a confirmé la progression entrevue en SR. Il est en couveuse depuis 2017, quel plaisir de le voir au niveau aujourd’hui.


RJ Barrett est également dans ses moyennes de la saison. Mais l’impression visuelle est tout autre. Ses trois derniers matchs sont juste déterminants : 23 points 5 rebonds 3 passes avec plus de 50% au tir et une défense solide.

On l’attendait au tournant après une saison décevante, et le canadien a été pointé du doigts pour ses performances offensives du game 1 et 2. Elles étaient dans la lignée de sa saison, mais déjà son apport défensif était au rendez-vous, sans exceller, il a été plus que positif dans ce secteur du jeu.

Et quand l’adresse est revenue pour les trois derniers matchs, RJ s’est mué en 2nd option offensive palliant aux difficultés rencontrés par Julius Randle. Le tout dans un registre qui lui correspond mieux : létal sur transition, très efficace en percussion, très juste dans la distribution et fonctionnel sur le catch n’ shoot.

Du grand RJ pour notre plus grand plaisir. Il faisait partie de mes interrogations d’avant série, il a répondu présent de la plus belle des manières.

On notera également l’excellent apport de Obi Toppin et I-Hart en sortie de banc. Par contre il y aussi des joueurs qui sont passés à côté de leur série

IQ et Quentin Grimes sont toujours présents et efficaces en défense mais ont peiné à prendre la mesure de l’évènement.

Leurs % au tir en témoignent. Sous les 20% pour Grimes, sous les 40% pour IQ.

C’est quasi une première pour nos deux arrières, on reste indulgent, mais il faudra faire mieux au prochain tour…


Julius Randle pour lui c’est une seconde série de playoff décevante.

Mettons-nous d’accord tout de suite, Julius est arrivé diminué, c’est dit.

Il faisait partie de mes interrogations en pré série parce que je sentais bien que le match up ne lui plairait pas. Au final, en dehors des chiffres et des % au tir qui ne parlent pas pour lui, Julius est de nouveau tombé dans ses travers dans les moments difficiles.

On avait déjà évoqué le sujet lors de l’épisode 7 de la SR, en situation d’inconfort, la sensibilité et l’irritabilité prennent le dessus sur le bon sens.

Erwan Abautret résume plutôt bien les choses chez Fisrt Team. Randle passe pour un individualiste, qui peine à se mettre au service du collectif lorsque le jeu lui l’impose. De notre canapé c’est extrêmement irritant, surtout vu le  talent du bonhomme. De l’intérieur, quelle est la perception ? Le groupe n’a pas l’air de mal le vivre…

Ça me rappelle un podacst d’envergure qui évoquait le comportement volcanique de certains joueurs et de leur compatibilité avec un collectif. L’exemple de Roko Prckasin est évoqué : « Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Je dis toujours que l’on a besoin d’un connard par équipe. Là on va travailler sur Roko Prckasin, humainement c’est 0 sur 20, mais ça ne l’empêchera pas d’être drafté…. Y a le fit sportif et le fit psychologique. Si vous avez une équipe avec Dennis Rodman et Rasheed Wallace, vous ne le drafter pas, par contre si vous avez une équipe un peu soft qui a besoin d’un mec avec un fort caractère vous pouvez le prendre. »

Tout est une question de talent, Randle a toujours été comme ça et il est un double all star NBA. Il nous a beaucoup porté en régulière, à nous d’accepter le revers de la médaille. Encore une fois c’est ce qui selon moi le limite le plus, son approche mentale.C’est d’ailleurs peut être pour ça qu’on a pu négocier un contrat abordable avec lui.

Tom Thibodeau sur son banc LUI était bien au rendez-vous

On sait JB Bickerstaff régulièrement raillé pour ses choix tactiques, ça a encore été le cas dans cette série. Cependant, lors du game 2, on en menait pas large.

Intensité défensive, JB doublé sur les picks n’roll, aides franches pour dissuader les drives, Cleveland nous a étouffé. Dès le game 3 Thibs c’est adapté, en proposant des écrans posés par les extérieurs qui ouvraient très vite sur le poste haut, un partie pris offrant une palette de solutions offensives que JB et RJ on su exploiter. Thibs s’est adapté, et à répondu à nos questionnements de début de série.

De plus, New York a su maintenir ce qui a fait sa force cette saison, comme le soulignait le basket lab dans son podcast du bilan de l’année : une attaque maladroite mais surdominante au rebond offensif et une seconde unit des plus efficace.

Dans chacune des victoires, la second unit a été déterminante et a permis aux Knicks de n’avoir que très peu de temps faibles. Notre adresse au tir a été très moyenne, voire faible sur cette série, c’était sans compter sur la petite sauce maison : le rebond offensif.

Mitchell Robinson a été surdominant dans ce domaine, tout comme Josh Hart, l’un des meilleurs rebondeurs extérieurs de la ligue. Tout comme on se souvient de ce rebond importantissime de Julius Randle dans le game 1.

Dans le même temps, et de façon un poil surprenante au vue de notre SR, on a pu admirer le classique salade tomates oignons en défense du chef Thibs. Des adversaires maintenus sous les 100 points dans chaque défaite (dont une fois sous les 80). Une défense suffocante à l’image de Josh Hart.

Alors rendons à Saint Thomas ce qui lui revient, il a out coaché l’ami JB sur toute la ligne, il a fait des choix tranchés tout au long de l’année, et a réussi à marquer de son empreinte cette équipe. La patte Thibodeau est bien là, elle nous rappelle aux bons souvenirs des Knicks des années 90 et ce n’est pas pour nous déplaire. La série de Donovan Mitchell en témoigne.

 

« Yo Spidey don’t you wish came to the knicks ?! ».

Ne tombons pas dans le ridicule. La série de DM n’est pas catastrophique, mais elle reste bien en dessous des attentes. Reste qu’on en vient presque à oublier sa non venue à NY l’été dernier. C’est ce que je désirais, mais surtout ce que désirait le joueur. Quels éléments nous permettent de nous positionner ainsi ?

Déjà le prix demandé par Danny Ainge, gourmand l’enfant. Dans le package rappelons qu’il y avait RJ et Mitch, et vu leurs séries respectives, on ne nourrit aucun regrets. De plus, parmi les gros questionnements concernant sa venue dans la Mecque, il y avait son association avec JB.

Pour ma part je n’étais pas inquiet, persuadé que Jalen Brunson aurait parfaitement su se muer dans un rôle sur mesure, ces expériences à Villanova et Dallas en témoignent.

Mais quand on y regarde de plus prêt, sur cette série la doublette Garland-Mitchell n’a pas forcément performé en même temps, sur aucun des 5 matchs. Plus qu’un back court, ça ressemblait à un petit à toi à moi. Étant aussi irritée qu’une plaque de psoriasis quand j’entends le « Y a k1 ballon », je ne cesse de donner l’exemple de Chris Paul et James Harden à Houston.

Sauf que des back court qui fonctionnent aussi bien avec deux joueurs aimant autant porter le ballon, il n’y en a pas eu des masses, et les faire tourner à plein régime relève de l’art et de la patience. L’association Doncic-Irving en témoigne.

Tout ça pour dire qu’avant la série, nous étions beaucoup à nourrir quelques regrets utopiques concernant sa venue, mais aujourd’hui c’est la rue qui les prête à Spida.

 

Deux fois en 20 ans, deux fois en 20 années que nous passons un premier tour, ça ressemble drôlement à une traversée du désert. Cette saison est dors et déjà réussi.

Reste que l’ennemi historique, Miami, emmené par un immense Jimmy Butler, vient de sortir le favori au titre de la saison. L’aventure n’est pas finie, et si on se mettait à rêver d’une finale de conférence ? Go NY go NY go

Article réalisé en collaboration avec Kevin Desprez pour Knicks Nation France

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