All Eyez On Knicks

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Le début de saison des New York Knicks est-il à la hauteur des attentes ?
Petit bilan des 10 premiers matchs de la saison, au travers du regard de simple fan des knicks.

 

Des débuts très encourageants

Nous avons débuté la saison par un match âpre, disputé, et plein de rebondissements, comme l’an dernier, la victoire en moins. Memphis était emmené par un énorme Morant (34 points et 9 passes) et semblait s’être assuré la victoire avec un plus 16 à la mi-temps.

C’était sans compter sur Julius et l’inespéré Cam Reddish (après sa pré saison mi figue mi raisin) qui nous ont permis d’aller jouer la prolongation lors de laquelle Vavane ratera le tir de l’égalisation au buzzer.

Un match plaisant, avec un New York accrocheur et combatif. On enchainera ensuite par 3 victoires à domicile face à Detroit (blow out), puis Orlando malgré le Bol Bol game. Nous conclurons cette série à domicile par un très beau match face aux Hornets et une mastercalss de Jalen Brunson. Victoire en prolongation, lors de laquelle JB éclaboussera le Garden de part sa justesse : tantôt gestionnaire, tantôt scoreur ; bref le meneur cérébral à souhait, alliant humilité et QI basket.

Ces trois matchs étaient à notre portée, il fallait les prendre et on l’a fait. La suite du calendrier va être révélatrice, on va savoir où on en est, et ce que l’on doit attendre de ces Knicks 2022-2023 : Bucks, Cavs, Hawks, Sixers, Celtics et Timberwolves.

 

Mais un engouement à relativiser

Les Bucks ont installé une intensité défensive face à laquelle on a eu du mal répondre présent.

A l’image du traitement spécial réservé à JB, on a tenté de rester dans le match, mais on n’a jamais vraiment inquiété l’énorme collectif des Bucks.

Deux jours plus tard les Cavs nous accueillent. Un vrai test face à une équipe à 4-1, et orpheline de son maitre à jouer Darius Garland. L’arrivé de Donovan Mitchell à Cleveland et son énorme début de saison est dans toute les bouches, mais ce n’est pas à l’issue de ce match que l’on pourra se targuer d’un « Don’t you regreat not comming to the knicks ?!?».

1 quart de patron, la complète œuf jambon fromage : scoring, step back, distribution, drive and kick. Les Cavs sont sur de bons rails. Dean Wade nous sanctionne dès que l’on rentre dans l’aide pour contester DM. Le second quart est plus disputé notamment grâce au duo Quickley -Toppin toujours aussi efficace sur jeu rapide. Moins 3 à la mi-temps, avant le réveil de Jalen Brunson, Rj et Randle dans le  3ème quart : +9. On y croit.

Mais le 4ème quart est un bis repetita du premier : 9 minutes 25 à jouer, Donovan Mitchell défendu par Cam Reddish prend un pick n’roll plein axe, et attaque de suite le cercle par un spin moove tête de raquette en passant entre Toppin et Harty, et … POSTER !!!

3 défenseurs dans la sauce, une action symbolique de l’impuissance des Knicks face au monstre qu’est l’arrière des Cavs ce soir. Kevin Love, remplace Dean Wade dans le rôle du sniper qui sanctionne la défense sur les aides ou sur pick n pop : « comme tu le sens, choisi ton poison »

Deux run 15-4 puis 12-0, pour un 4eme quart temps à 37-15 !!

Comme l’impression que l’on a été incapable de tenir ce match, que l’on avait pourtant bien en main. Donovan Mitchell était trop fort, de quoi nourrir quelques regrets pour les fans ?

 

Nous accueillons ensuite les Hawks au Garden, qui ont relativement bien débuté la saison, mais que l’on pourrait faire douter.

Le début de match est plutôt à notre avantage avec un run de 14-0 en premier quart, on profite de la maladresse d’Atlanta. Une tendance qui se confirmera jusqu’au milieu du 2eme quart : 44-24.

Jusqu’à ce que Murray prenne feu et que les Hawks proposent sur quelques séquences une zone face à laquelle nous sommes complètement désarmé.

Et on voit les difficultés de la saison dernière resurgir, Barrett force un peu, Randle stop la circulation de balle, Vavane joue à l’envers. On tente de se remettre dedans avec une bonne entame défensive au retour du vestiaire.

ATL joue mal, mais Dejounte Murray porte l’équipe, pendant que la notre doucement mais surement s’effondre, incapable une nouvelle fois d’attaquer sereinement les quelques passages en zone des hommes de Mc Millan.

Atlanta déroule gentiment en 4ème quart, pour ce qui ressemble à une vilaine défaite, nous ramenant aux difficultés perçues lors du précédent exercice ; ce n’est qu’un match mais il fait mal et une partie de la fan base semble avoir désignée le fautif : Thibodeau et ses rotations binaires …

Le match des Sixers arrive donc dans un contexte un peu tendu qui a visiblement travaillé Thibs qui ….

Tiens tiens va changer son lineup. Exit Evan, et welcome Quentin Grimes de retour de blessure.

En face on a une équipe de Philly dans le doute et diminuée sans Embiid et Harden.

L’entame de match confirme la tendance, on a deux équipes dans le doute, cela se ressent dans le jeu. Mais ce qui est plaisant, c’est de voir de nouvelle rotation du côté de Thibodeau qui aligne sur une courte séquence Barrett et Reddish sur les postes 3 et 4.  Reddish semble plutôt à son aise, et on se permettra même un petit run de 10-0 en fin de deuxième quart. 53-58 à la mi-temps pour nos chers Knicks.

Ce n’est pas très joli à voir, et on revoit encore quelques limites perçues l’an dernier mais on tiens le bon bout.

Malheureusement le 3ème quart sera révélateur de nos lacunes, on peine à créer quelque chose sur demi-terrain, la fin du quart temps arrive à point nommé : 82-74 pour Philly.

Je grogne comme un forcené, mais ça ne change rien. Le 4ème quart sera pour moi celui de la consécration : enfin, ENFIN Thibs tente d’aligner Obi et Randle ensemble, bien aidé par la blessure de Mitch et les lineups de petite taille des Sixers du soir.

Notre équipe finira avec un étonnant JB-Barrett-Reddish-Obi-Julius et, c’est marrant, mais un peu de spacing ça aide. Tout comme la baisse d’adresse des shooteurs adverses, l’efficience retrouver de Cam, et la clutchitude de JB.

Victoire des knicks, se fut dur, pas très beau, mais on la tient. Victoire à l’extérieur, dans un contexte pas évident. Mais attention dès demain on joue Boston à domicile en back to back, ce sera une autre paire de manche, à voir si Thibs va maintenir ces expérimentations…

Boston débarque avec un Al Horford au repos et un Rob williams toujours blessé, est ce assez pour gratter une win supplémentaire ?

Pas sûr, mais pour s’assurer un match offensif avec une opposition de style, pas de doute. Dès l’entame du match les celtes annoncent la couleur avec deux tirs à 3 points d’entrée, on en prendra 27 dans la soirée.

Et pourtant jusqu’ au début du 4ème quart temps, on a bien cru que l’on aurait pu les faire chuter.

Mais sur la durée, le collectif et l’adresse insolente de Boston, symbolisé par Sam Hauser, a eu raison de notre trio JB-Barrett-Randle.

Mais peut-on espérer gagner un match en encaissant 133 points ?

Place au repos, et rendez-vous dans la nuit de lundi à mardi pour affronter des Wolves encore en rodage.

 

Ce déplacement dans le Minnesota a ressemblé à une promenade de santé tant les hommes de Chris Finch étaient complètement empruntés dans ce match.

Bien aidé par notre adresse derrière l’arc, les orange and blue étaient dejà à plus 20 à la mi-temps, et n’ont eu qu’à gérer leur écart en seconde mi-temps.

Un blowout à l’extérieur pour faire le plein de confiance et finir avec un bilan à l’équilibre pour les 10 premiers matchs.

 

 

Quelques stats (à petite dose)

5 victoires pour 5 défaites, et à mon sens pas vraiment de surprises :

des victoires face à des équipes dites accessibles,

et des défaites face à des adversaires dits à priori plus forts.

Les victoires à Philly et à Minnesota montrent que l’on est capable de saisir notre chance lorsqu’elle se présente, c’est plutôt rassurant.

10 ème attaque NBA étonnant au vue de l’impression visuelle

et 22ème défense, plus que surprenant vu la réputation du coach.

Comme l’an dernier notre défense sur les tirs à trois points est un peu limite, nos adversaires tournant en moyenne à plus de 34,5% dans ce secteur.

 

On possède un trio de scoreur Randle 20pts, Brunson et Barrett autour des 19 pts.

Malgré les critiques et en délicatesse avec son shoot Barrett ne s’en sort pas si mal, notamment sur les trois derniers matchs.

JB est notre meilleur passeur (8 passes) et Julius notre rebondeur attitré (9 prises par match).

A noter les presque 11 pts en 17 minutes de Obi et son joli 42% derrière l’arc.

Quelles tendances ?

Je ne vais pas revenir sur JB et RJ, David et Choubix l’ont déjà fait dans leurs derniers articles et je pense sensiblement la même chose.

Pour Thibodeau je suis toujours sur la réserve concernant ses rotations.

Bien qu’il est fait preuve de nouveauté et d’audace lors des 3 derniers matchs, je vais attendre les 10 prochains avant de me prononcer…

IQ et Obi sont vraiment des leaders parfaits pour la seconde unit.

Je trouve Toppin plus efficace sur le catch and shoot, quand à Quickley son jeu de passe, sa défense, ses choix de tirs… il est indéniablement en progression et plus impactant dans le jeu.

Mitchell Robinson, le cas divise, voir agace. Des qualités incroyables et indéniable au contre, des mains super vives pour sa taille, mais son incapacité à gérer ses fautes est vraiment problématique. Remarque cela oblige au moins Thibodeau à sortir des ses rotations binaires.

Sur ses 7 matchs joués, il n’y a que deux matchs au-dessus des 30 minutes, les autres dépassent péniblement les 20 minutes. Autant je suis ravi du contrat qui lui a été offert, autant sans un changement radical dans la gestion de ses fautes, il aura toujours un profil de bonne rotation et de titulaire surcoté. Même avec ces problèmes de fautes, le bougre tourne tout de même à 2,3 contres en 20 minutes de moyenne. 5 ème contreur nba, en jouant presque 10 minutes de moins que les 4 premiers.

 

Toujours des interrogations…

Que doit-on attendre de Cam Reddish ? L’éternel potentiel two way player semble bien plus focus défensivement mais alterne le bon et le vraiment moins bon offensivement. Efficace sur jeu rapide, son côté bad shoot maker lui joue des tours : dès que le jeu ralenti, les choix sont bien plus douteux.  Affaire à suivre, mais il va falloir gagner en consistance et en régularité pour se révéler, voir exploser. Et au vue de la situation d’Evan Fournier, il a une chance à saisir…

 

Justement, je trouvais que Vavane jouait plutôt juste dans un rôle pas forcément bien taillé pour lui, jusqu’au match des Cavs. Visiblement certaines states avancées (que je n’ai pas pris le temps d’éplucher) ne parleraient pas pour lui. Il peine finalement à trouver sa place aux coter de JB sur le backcourt, à moins que ce ne soit le cadre de jeu proposé par Thibs… Sorti du 5 majeur par Thibodeau, on l’a senti en dedans mentalement lors de ces cours passages sur le terrain.

Il n’est pas fou, il le sait, et on le sait aussi, ça ressemble beaucoup au cas Kemba Walker de l’an dernier. Les prochains matchs permettront d’affiner un peu tout ça et de voir comment l’équipe évolue sans sa présence dans le cinq. Allan Guillou le rappelait très bien dans un podcast d’envergure en évoquant la dernière « non-draft 2022 » des Knicks, nous avons payé nos choix de l’intersaison 2021 en lâchant nos assets à la draft (exit Kemba, puis Burks et Noel).

Nul doute que si la situation ne s’améliore pas avec Evan, nous devrons en sacrifier de nouveau(x), si nous souhaitons nous libérer de son contrat. Aurions-nous nos chances dans un dossier comme celui de Jae Crowder ?

La récente blessure de Cam Johnson devrait accélérer les choses, est ce dans notre intérêt d’explorer la piste ? Ou est-ce trop tôt pour en parler ?

En attendant, le cas Batum fait jurisprudence, il est passé de pseudo pire contrat NBA, à rôle player essentiel chez un contender l’année suivante. En NBA, on le sait tout est une question de rôle et de contexte, et en cela je suis bien loin de lâcher et de remettre en question le joueur qu’est Evan Fournier

 

 

Voilà un premier bilan après une petite dizaine de matchs disputés. La suite c’est un calendrier à venir avec des adversaires de qualité variable : Nets – Pistons – OKC – Jazz – Nuggets – Warriors – Suns – OKC – Blazers – Grizzlies

Un calendrier intéressant et plutôt équilibré malgré un road trip de 5 match à l’ouest. Rendez-vous dans quelques semaines. Let’s go Knicks.

 

Article réalisé en collaboration avec Kevin Desprez pour Knicks Nation France

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