Les Knicks c’est mieux maintenant ?

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2 bonnes semaines de saison Nba et déjà l’heure des premiers enseignements, des premières observations sur les New York Knicks

La NBA vient à peine de reprendre, mais nous avons déjà quelques bribes de réponses aux interrogations qui entouraient les Knicks à l’orée de cette nouvelle saison. Hauts les cœurs, les oranges et bleus sont de retour, voici quelques enseignements à tirer de leurs débuts.

(article rédigé avant le matchs face aux Milwaukee Bucks et celui face aux Cleveland Cavalier)

 

Les Knicks ont un meneur de jeu

C’est le principal enseignement jusque-là, Jalen Brunson est le joueur qui manquait aux Knicks.

Mitchell Robinson a beau demander du respect pour les prédécesseurs de Brunson à la mène, force est de constater que la différence avec les saisons passées est saisissante.

JB peut non seulement contrôler le tempo et distribuer le jeu, mais il peut également prendre en main le scoring quand le besoin s’en fait sentir. Son shoot à mi-distance est sûr, il perd très peu de ballons et parait ne jamais paniquer balle en main.

Difficile d’évaluer à l’instant T sa place dans la hiérarchie des meneurs NBA, mais une chose est sûre, personne à New York ne regrette cette signature et les « experts » qui l’annonçaient surpayé se font nettement plus discrets…

 

 

Resigner Mitchell Robinson était une bonne idée

Deuxième bonne nouvelle, Mitchell Robinson est en pleine forme et il fait un bien fou aux Knicks.

 

Resigné à l’intersaison pour 60 millions sur 4 ans, Robinson ne s’est pas assoupi une fois le compte en banque rempli, au contraire. Plus que jamais présent au rebond offensif et force de dissuasion près du cercle de l’autre côté du terrain, Mitch prend son rôle à cœur et exécute parfaitement ce qui lui est demandé.

Après la signature d’Isaiah Hartenstein durant l’intersaison, les Knicks ont une paire d’intérieurs très complémentaire et particulièrement prometteuse.

Comme toujours avec Mitchell Robinson, la santé va être un facteur déterminant. Les blessures ont jusque-là freiné la progression d’un joueur qui a tout ce qu’il faut pour être le futur des Knicks au poste cinq. On croise les doigts pour qu’il puisse enfin réaliser une saison pleine et franchir un palier.

 

RJ Barrett pas encore Superstar

Comme l’an passé la RJ Barrett démarre sa saison doucement. Rien d’alarmant, mais assez frustrant compte tenu des attentes entourant l’ancien 3éme choix de draft.

Chouchou des fans la saison dernière qui l’a vu prendre peu à peu le leadership des mains tremblantes de Julius Randle, Barrett peine à passer à l’étage supérieur, celui des All-Stars, Franchise Players et candidats aux All-NBA -Team.

Le début de saison l’a confirmé, la draft 2019 n’a pour l’instant produit que deux superstars : Zion et Ja.

La confrontation face aux Grizzlies pour le premier match de la saison l’a rappelé de façon cinglante, RJ Barrett ne boxe pas dans la même catégorie que ces deux-là. Encore une fois, aucune raison de paniquer pour autant, le joueur semble humble, déterminé et travailleur. Sa progression, bien que lente, est réelle et il n’y a aucune raison qu’il ne se reprenne pas après des débuts difficiles.

Mais il va falloir gagner en adresse, être capable d’avoir une finition en pénétration (qu’il a annoncé avoir travaillé tout l’été) plus sûre et efficace. En défense, où le garçon a de réelles capacités, il va falloir également gagner en régularité et ne pas laisser le manque de réussite en attaque le déstabiliser de l’autre côté du terrain.

 

Julius a l’air heureux

C’était l’une des interrogations majeures de la reprise, dans quel état d’esprit Julius Randle allait-il aborder cette nouvelle saison ?

Un exercice 2020-2021 au paradis, le suivant en enfer, Julius s’est mis les fans des Knicks à dos l’an dernier avec une chute brutale de son niveau de jeu, mais surtout une attitude mêlant laxisme défensif et effusions de colère. Un comportement assez insupportable, il faut bien l’avouer, qui semble avoir disparu en ce début de saison.

Alors que l’on se demandait comment il allait vivre l’arrivée de Jalen Brunson, le repoussant un peu plus loin dans la hiérarchie offensive de l’équipe, l’ailier fort semble en réalité très heureux de cette addition à l’effectif. Il parait soulagé de ne plus avoir à prendre le jeu à son compte dans les moments chauds et s’il n’a pas gommé tous les défauts de son jeu offensif, il force nettement moins et joue plus libéré.

En défense, où il ne sera jamais un « foudre de guerre », il s’implique plus et a abandonné cette attitude léthargique, responsable de nombreuses poussées d’urticaires chez les fans l’an dernier.

Si ce renouveau se confirme et que son entente avec Brunson se développe, le plafond pour les Knicks s’en trouve fortement réhaussé au point qu’une qualification directe pour les Playoffs ne paraitrait plus si impossible que cela. Certains regretteront que ce renouveau limite les minutes d’Obi Toppin, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

 

Le Thibodeau nouveau est arrivé (?)

De nombreux fans réclamaient du changement dans le coaching et ils semblent avoir été partiellement entendus.

Depuis le début de saison, Thibs’ a ouvert la rotation et donné sa chance à Cam Reddish jusque-là oublié au bout du banc. Si l’ailier bénéficie sans doute de l’absence sur blessure de Quentin Grimes, il s’agit là d’un changement notable qui s’est avéré payant, avec notamment la très belle prestation de Reddish à Memphis et sa défense décisive en fin de match lors de la victoire face à Charlotte.

Le départ de Taj Gibson et le peu de minutes accordées à Derrick Rose au profit d’Immanuel Quickley renseignent également sur la volonté de Tom Thibodeau de miser sur les jeunes pousses, au détriment de ses soldats de toujours. Si les errements défensifs et les fautes de concentration doivent prodigieusement agacer la coach des Knicks, ses joueurs courent énormément et son équipe, bien que frustrante par moment, est assez enthousiasmante à voir jouer.

Le retour de Quentin Grimes apportera encore des réponses sur l’étendue réelle du changement chez Thibodeau (avec Evan Fournier en sortie de banc ?), mais pour le moment, force est de constater que le coaching de l’ancien des Bulls est plus réactif et ouvert que par le passé.

 

Article réalisé en collaboration avec David Rozec pour Knicks Nation France

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1 réaction sur “ Les Knicks c’est mieux maintenant ? ”

  1. Georgy Kotto Réponse

    Rien à redire, c’est très bien résumé. Ce n’est que le début,mais je suis déjà fier de ce que je vois, go Knicks!

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