RJ Barrett, cap ou pas cape ?

Partager cet article
fb-share-icon8000
6k

La saison 2021-22 des New York Knicks rime forcément avec déceptions. Après le retour tonitruant des Orange and Blue en playoffs lors de la saison 2021, le retour à la réalité fut brutal. Et avec l’échec sportif s’est rajouté beaucoup d’épisodes de drama (Kemba, Julius…) qui ont parasité pendant toute la saison la vie du groupe dont l’exposition médiatique n’en demandait pas tant pour relancer un Knicks bashing jamais très loin.

Mais dans la grisaille qui a rattrapé les résidents du Madison Square Garden, un rayon de soleil est réapparu. Ce même rayon de soleil qui était arrivé en 2019 à la sortie d’une horrible saison de tanking. Ce rayon de soleil qui nous vient du Canada et baptisé Rowan Alexander Barrett Jr dit RJ. Ce RJ dont la saison est l’un des rares motifs de satisfactions. Ce Barrett qui semble enfin avoir changé de dimension, enfin avoir passé un Cap dans sa troisième saison Nba.

Alors que Julius, le héro d’hier, est devenu persona non grata à Gotham, RJ a déjà pris le relai dans le cœur des fans (et sur les parquets) mais a-t-il déjà les épaules pour endosser la Cape de Franchise Player que beaucoup veulent lui voir revenir ? En attendant de savoir si c’est au niveau du Salary Cap qu’il va changer de dimension, retour sur l’évolution du #9 des Knickerbocker

Maple Mamba

C’est peu que dire que RJ Barrett était un prospect à fort potentiel très attendu avant même son arrivée dans la grande ligue. Une belle hype l’entourait déjà même avant d’être s’associé à Duke avec Zion Williamson et Cam Reddish sous les ordres du légendaire coach K. La faute à des années lycée très prometteuse et une campagne internationale pour se faire un nom.

Ajouter à cela un peu de hype avec Mr Drake himself et voilà de quoi faire saliver plus d’une franchise désireuse d’ajouter du talent à son roster.

 

Yo, the world is yours

Même si dans un premier temps la déception était de mise après la lottery de 2019 qui voyait les Knicks dire adieux au phénomène Zion, un pick 3 c’est déjà pas mal. Le plus haut choix de draft des Knicks depuis 1985 (oui oui la fameuse draft de Patrick Ewing)

Sans surprise le soir du 21 juin 2019 Zion va logiquement s’envoler pour NOLA, Ja Morant prendre la suite de Mike Conley à Memphis et c’est bien avec RJ que Big Apple débute son histoire d’amour avec son nouveau rookie.

Et il ne va pas perdre une minute pour mettre tout le monde d’accord. Costard bien pimpant, séquence émotion avec papa, punchline mémorable (Yo I’m a Knick!) dès son interview post draft, confessions sur son l’amour familial pour les Orange and Blue, quelques mots en Français pour nous faire plaisir  et un choix déjà archi validé par Spike Lee.

Jusqu’ici tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour le 3ème choix de la draft 2019… un 3ème choix comme un certain Michael Jordan, oui à New York on a souvent tendance à vouloir aller plus vite que la musique…

Bien avant de faire ses vrais premiers pas dans le monde Nba, c’est dans sa nouvelle vie, dans sa nouvelle ville qu’il va prendre ses marques avec un très claire envie de la croquer à pleines dents.

Bien aidé par son sponsor chaussure, la marque Puma qui à New York avec le légendaire Walt Frazier apporte tout de suite la street credibility qu’il fallait, Rowan s’affiche déjà en grand espoir d’une nouvelle ère aux Knicks.

Très rapidement la déception d’avoir laissé passé Zion est passé et aussi vite un RJ tout sourire est déjà adopté par toute la Knicks Nation.

Le capital hype est alors à son plus haut, ne reste plus qu’à voir le Maple Mamba à l’oeuvre…

Not a very good trip

Et ses débuts vont avoir lieux bien loin de Manhattan, dans le désert du Nevada, à Las Vegas pour être précis où un véritable tremblement de terre va avoir lieux.

Au sens propre puisque dès l’ouverture de la Summer League de Las Vegas, pour ce premier match d’été face aux Pelicans de Zion, la rencontre est interrompue

La légende raconte que c’est suite à son dunk surpuissant après avoir arraché le ballon des mains de Kevin Knox que les premières secousses auraient été ressentie…

Quoiqu’il en soit, dans ce contexte toujours particulier des matchs de Summer League, RJ va se montrer en difficulté avec son shoot ce qui va déjà commencer à refroidir quelque peu la hype autour du rookie des Knicks

Player GP MPG PPG FG% 3P% FT% RPG APG SPG BPG TOV PF
Ignas Brazdeikis 4 28.9 18 .551 .579 .7 5.5 2.5 0.8 0.8 3.3 2.5
R.J. Barrett 4 29.2 16.8 .373 .286 .654 9.5 5 0.8 1 3 2
Kevin Knox 4 29.1 16.8 .37 .348 .694 5 2.5 1.3 0.5 3.3 1.8
Mitchell Robinson 4 26 15.3 .867 .563 10.8 0.3 0.3 3.3 1.8 5.3

I’m a Bust

Mais ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas… Ce qui compte plus c’est les matchs Nba, les vrais, ceux de la saison régulière.

Là son adaptation est également délicate pour sa saison rookie où il doit se trouver sa place, son rôle, ses habitudes, s’acclimater au jeu Nba dans un effectif déjà fortement remodelé et où les joueurs arrivés à l’intersaison (Marcus Morris, Julius Randle, Bobby Portis, Elfrid Payton, Wayne Ellington & Taj Gibson pour ne pas les citer) doivent arriver à construire en peu de temps une alchimie de groupe.

Des joueurs arrivés avec des contrats courts et qui doivent aussi montrer leurs valeurs. Sans parler des joueurs comme Frank Ntilikina, Mitchell Robinson, Dennis Smith Jr ou autre Kevin Knox tous encore très jeunes qui cherchent eux aussi à gagner leurs minutes, à prouver leur valeur.

Même avec un head coach qui va changer en courant de saison (David Fizdale remplacé par l’intérimaire Mike Miller), RJ va bien avoir la confiance de ses entraîneurs et un temps de jeu déjà assez conséquent. Quelques petits bobos qui vont le tenir à l’écart des terrains et juste un match de retour où il va débuter sur la banc, sinon RJ rookie c’est un RJ starter pour ses matchs joués.

Ses premiers matchs en Octobre 2019 sont même ses meilleurs ou presque en terme de production statistique individuelle… même si déjà son adresse sur la ligne des lancers francs avec un très faible 40% est alors très largement perfectible.

Un élément révélateur de l’axe de progression évident du shooting guard gaucher.

S’il y a progressivement du mieux sans être exceptionnel aux lancers, c’est plus compliqué dans les autres catégories statistiques. Les minutes passées sur le parquets diminuent pour se retrouver autour de la 30aine de minutes impactant forcément le volume de points mais c’est surtout les pourcentages à 2 comme à 3 points qui sont en baisse.

On commence à s’inquiéter, certains parlent même de bust là où d’autres rookies surprises se révèlent dans le contexte beaucoup plus favorable d’autres équipes (Tyler Herro au Heat par exemple…)

L’honneur est sauf avec une invitation et belle prestation (27pts/6rbds/5ast/3stl et quelques highlights) lors du rising star challenge où RJ aurait même pu terminer MVP de la rencontre s’il s’était retrouvé dans le camp de l’équipe victorieuse…

Une fois le traditionnel rookie wall passé, la confiance en partie retrouvée, le mois de mars doit lui permettre de finir sur une bonne note cette première saison Nba.

Un peu plus de minute, plus de point, sa meilleure adresse aux lancers et puis… et puis la saison Nba s’arrête brutalement touchée comme le reste de la population mondiale par la crise du Covid 🙁

Clap de fin prématurée pour son année rookie où Barrett n’a pu disputé finalement que 56 matchs de saisons régulière. Les Knicks n’étant finalement pas invités dans la bulle au moment de la reprise pour boucler la saison c’est donc le cœur triste et avec un goût d’inachevé que s’arrête le début de son apprentissage.

MONTH GP GS MPG PPG RPG APG SPG BPG TPG FG% 3P% FT%
October 5 5 36.0 18.2 6.4 3.0 1.6 0.2 3.2 47.4 42.1 40.7
November 13 13 31.8 14.2 5.1 3.7 1.3 0.5 2.5 39.0 30.0 55.6
December 14 14 29.9 11.7 5.1 1.9 0.6 0.4 1.4 35.1 30.2 63.6
January 9 9 29.8 15.3 5.1 1.3 1.0 0.3 2.3 40.9 35.5 74.0
February 9 8 26.6 12.6 4.1 2.4 0.2 0.0 2.0 40.6 25.9 54.1
March 6 6 30.7 18.7 4.5 3.3 1.7 0.2 2.7 44.8 33.3 75.8

Une saison en dessous des attentes qu’on pouvait avoir envers RJ mais alors que celui qui est né en 2000 n’a même pas encore 20 ans, il lui reste bien encore de nombreuses saisons pour progresser car le potentiel est bien là, tout comme l’éthique de travail. Et heureusement qu’il a également la tête bien posée sur les épaules, car en plus d’être coupé dans son élan, la déception va se matérialiser par le fait qu’il n’obtient pas sa place dans les différentes All Nba Rookie Team.

Une saison 2019-2020 qu’il termine donc avec les moyennes de 14,3pts (40,2%FG/32%FG3/61,4%FT)/5rbds/2,6ast/1stl/0,3blk en 30,4 miuntes par match.  Son record au scoring est alors de 27pts et ce fut d’ailleurs la seule fois de la saison où il a dépassé les 20pts dans une rencontre.

RJ Was Here

Pour sa seconde saison, il fait donc connaissance avec déjà son 3ème head coach Nba. Tom Thibodeau arrive donc aux New York Knicks avec sa réputation ce qui ne semble pas effrayé le jeune RJ formé à l’école de Mike Krzyzewski.

Une saison sophomore qui va reprendre avec un calendrier décalé, dans des enceintes quasiment vides, et où les Knicks vont se montrer collectivement plus en réussite.

Individuellement RJ conserve toujours sa place de titulaire et avec Thibs son temps de jeu à comme on pouvait s’y attendre augmenté.

Plus de minutes passées sur les parquets et également plus d’opportunité en attaque même si le leader du groupe c’est bien Julius Randle.

L’intérieur fait la saison de sa vie et porte ainsi le groupe vers un retour improbable en playoffs. L’équipe montre une belle identité défensive qui surprend beaucoup d’équipes dans la ligue.  Les récompenses individuelles pleuvent pour Randle, mais RJ progresse également dans un rôle de lieutenant qui lui va alors parfaitement.

La hype revient vite du côté de la franchise du Madison Square Garden et RJ lui fait déjà mieux que lors de sa saison rookie. On ne parle plus trop de bust le concernant et il s’affiche déjà plus régulièrement au dessus de la barre des 20 points.

Même si la reprise en décembre fut compliquée avec d’affreux pourcentages de réussite aux shoots, le reste de l’exercice 2020-21 est d’un bien meilleur acabit.

MONTH GP GS MPG PPG RPG APG SPG BPG TPG FG% 3P% FT%
December 5 5 37.1 15.4 7.4 3.6 0.8 0.0 2.2 34.6 12.5 78.3
January 16 16 36.0 18.8 6.2 3.2 0.8 0.3 1.8 45.9 35.1 75.0
February 14 14 29.0 14.1 5.6 2.4 0.5 0.2 1.9 44.1 47.4 64.7
March 13 13 36.4 20.2 5.8 3.7 0.8 0.3 2.4 46.5 34.0 72.7
April 15 15 36.2 18.1 4.7 2.5 0.8 0.3 1.9 46.6 48.2 80.0
May 9 9 36.3 17.1 5.9 3.2 0.7 0.3 1.4 38.5 45.5 78.1

Une première campagne de playoffs trop vite expédiée et où il fut plus en retrait (14,4pts/7,2rbds/3,3ast) alors que Julius lui pataugeait, mais une deuxième saison Nba sous le signe de la progression avec des moyennes qui s’affichent à 17,6pts (44,1%FG/40%FG3/74,6%FT)/5.8rbds/3ast/0.7stl/0,3blk en 34,9 miuntes par match.  Son record au scoring est alors de 32pts et ce fut d’ailleurs la seule fois de la saison où il a dépassé les 30pts dans une rencontre.

RJ Barrett saison 2, il ne faut pas s’endormir sur lui car ce n’est que le début…

Thumb Down, Thumb Up

L’ambition étant revenue du côté de New York après ce retour en playoffs, les Knicks vont tenter d’améliorer le roster en apportant plus de menaces extérieures avec un nouveau backcourt. L’addition de Kemba Walker et Evan Fournier va avoir pour conséquence directe de décaler RJ sur le poste 3.

Pas grave si l’équipe gagne après tout. Si la redistribution des tickets shoots profite au collectif, si RJ joue enfin avec un meneur référencé (en dehors de DRose) après avoir cohabité avec des Elfrid Payton, Allonzo Trier, DSJ et autre Frank.

Et justement au début les résultats vont suivre et les Knicks s’affichent même en haut de la conférence Est avec un bilan de 5-1 à la fin octobre.  Un début de saison où RJ va même profiter pour battre une première fois son record de points en carrière (35 points dans la victoire face aux Pelicans)

Mais l’euphorie de la période Bing Bong ne va pas durer et doucement mais sûrement la situation de l’équipe va se dégrader. A l’image de l’équipe, le mois de novembre va être beaucoup moins bon. Le mois le plus mauvais de la saison de RJ. Scoring en baisse et pourcentages en recul.

Résultat même s’il garde sa place dans le 5 de départ et toujours un temps de jeu conséquent, son coach n’hésite pas publiquement à le rappeler à l’ordre :

“For me, you get the rhythm when you work. “Last year he went when he started coming every night to shoot. There’s no such thing as ‘it’s okay, I’ll do it sometime. No, you have to do it all the time. When you do that, you’ve got 40% from three. So let’s get back to the gym. Return to groove your shot. Shoot as many triples and you’ll start earning more. ”

Dommage que la recette ne puisse pas s’appliquer à l’ensemble des joueurs en difficultés dans le roster. Mais pour RJ cette piqûre de rappel importante va, il faut le reconnaître, avoir son petit effet en décembre. Malheureusement comme d’autres coéquipiers, il va entrer en protocole sanitaire et louper 6 rencontres ce mois-ci.

Encore un coup d’arrêt, mais Rowan a de la ressource et une force de caractère remarquable pour son jeune âge. Si le leader d’hier des Knicks balade son spleen match après match (on parle de Julius ici…), le retour de Barrett qui va un moment se retrouver à devoir jouer sans le MIP 2021, va commencer à prendre ses responsabilités, a plus attaquer le cercle, a être plus agressif vis-à-vis des défenses adverses, a plus avoir le ballon en main (Kemba étant de nouveau écarté du groupe et Alec Burks n’étant pas autant propriétaire du ballon en attaque)

Temps de jeu en hausse, scoring en hausse et pourcentage aussi en hausse (même si c’est toujours aussi compliqué sur la ligne de réparation). Avec le passage en 2022, un changement est bien perceptible dans le jeu du #9 des Knicks. Est-ce lié à de bonnes résolutions? Une prise de conscience ? Une forme physique retrouvée? Un rôle de leader enfin assumé puisque Randle fait défaut ?

Toujours est-il que le match du 06 janvier 2022 va être un moment marquant de la carrière du jeune joueur qui va faire gagner les siens sur un tir improbable au buzzer face aux Boston Celtics.

 

Un match où il était pourtant pas dans un grand soir au scoring. Mais avec ce beau succès en poche il va continuer son bon mois de janvier à titre individuel… même si les résultats de l’équipe ne suivent pas toujours.

Un gros mois de janvier et un gros mois de février ensuite où il va rebattre une nouvelle fois son record au scoring.  36 points marqués sur le parquet de la Crypto.com Arena, la nouvellement baptisée salle des Lakers.

Une performance individuelle qui lui permet d’avoir l’approbation de King James :

So, I’ve been knowing him quite a while. I followed him throughout those last few years of high school and obviously off to Duke and now as a Knick. So, he’s young, and you’re gonna have your bumps and bruises throughout the course of your career. When you’re young, you’re figuring out the game; you’re figuring out the speed; you’re figuring out the tempo and things of that nature. But I think he’s handled it extremely well, especially being in New York — it’s a different light and a different heat when you play for the Knicks, and I think he’s handled it extremely well.

Mais les Knicks repartent toutefois de la cité des Anges avec une nouvelle défaite…

Un gros mois de février pour les rencontres qu’il va pouvoir jouer. Car en effet dans les ultimes secondes d’un blowout subit à Denver sa cheville va tourner. Rien de bien méchant mais sur la touche pour les 4 matchs suivants.

Fâcheux car évitable… mais on connaît aussi la tendance de coach Thibodeau à ne jamais jeter l’éponge, à faire beaucoup jouer ses joueurs cadres…

Mais pour son retour de blessure après le All Star break et pour la réception du Miami Heat au Garden, RJ va revenir fâché comme jamais. Non pas qu’il était d’une humeur particulière ce soir là mais c’est surtout qu’il va passer la bagatelle de 46 points à la défense des leaders de la conférence Est. Record en carrière largement battu avec une belle adresse derrière l’arc (6/11)

Une nouvelle prestation de haut vol qui va lui valoir cette fois les compliments de l’ancien élève de Tom Thibodeau à savoir Jimmy Butler :

« I don’t think anybody is surprised or should be surprised, » « He’s gonna definitely be playing in this league for a long time, and he’s gonna be the face of the Knicks. »

RJ est de plus en plus validé par ses pairs dans la ligue, mais encore une fois cette grosse ligne de stat est obtenue dans une défaite…

Il va continuer sur sa lancée en mars avec toujours un gros temps de jeu qui avoisinne les 40 minutes chaque soir.

L’équipe étant alors encore lancée dans une course pour essayer d’accrocher la dernière place qualificative pour le playin tournament. Même si mathémathiquement les Orange and Blue n’étaient pas encore élimité l’espoir de revenir sur leurs concurrents directs était faible.

Mais dans les équipes coachées par Thibodeau on n’abandonne jamais. C’est une marque de fabrique et même si les Knicks vont accrocher quelques victoires de prestiges (+30 à Dallas, +8  à Miami, +5 face aux Bulls) celà ne va pas être suffisant même avec la débauche d’énergie de RJ.

Un RJ qui va même finir sa saison sur l’injury list lors de l’avant dernier match de la saison face aux Wizards après une légère entorse du genoux.

Et c’est donc en civil qu’il va boucler sa troisième saison en avril, sans playoffs et sans playin. Sans award mais non pas sans espoirs pour la saison à venir, bien au contraire…

MONTH GP GS MPG PPG RPG APG SPG BPG TPG FG% 3P% FT%
October 6 6 34.4 17.2 5.7 3.0 0.5 0.5 1.7 48.1 38.2 73.7
November 15 15 30.0 12.8 6.0 1.8 0.4 0.2 1.7 36.3 29.2 67.4
December 8 8 30.0 17.6 4.6 2.3 0.5 0.5 1.9 40.7 33.3 71.8
January 15 15 35.0 21.8 6.0 3.2 0.8 0.2 2.4 43.6 40.2 68.1
February 6 6 40.2 28.3 5.8 3.7 0.5 0.2 2.3 42.9 39.0 66.7
March 16 16 39.2 24.6 6.4 3.6 0.8 0.1 2.6 40.1 31.3 78.9
April 4 4 31.9 19.0 4.8 4.3 0.5 0.0 2.3 34.7 26.1 64.3

Car cette troisième saison marque pour lui sur un plan individuel une réelle progression. Pour la première fois en carrière il passe la barre symbolique des 20pts par match même si les pourcentages sont en recul par rapport à sa saison sophomore (40,8%FG/34%FG3/71,6%FT) mais il est toujours aussiprésent aux rebonds et à la passe avec 5.8rbds/3ast/0.6stl/0,2blk en 34,5 miuntes par match.  Et si son précédent record au scoring n’était que de 32pts, cette saison il a passé 11 fois la barre des 30pts, preuve s’il en fallait encore d’une prise d’initiative plus importante lorsqu’il faut mettre des points pour l’équipe.

3 ans après sa draft, même si tout ne fut pas simple pour RJ, on peut déjà avoir un aperçu des qualités de basketteur Nba que les Knicks ont drafté en pick 3. Et oui les Knicks ne se sont pas trompé en sélectionnant Barrett, même s’il continue d’être snobé par les différents médias « spécialistes » comme ESPN qui l’oublie systématiquement lorsqu’il faut faire des listes des meilleurs potentiels chez les joueurs Nba de moins de 25 ans…

Il n’a que 21 ans, a de plus en plus de responsabilité dans le jeu de son équipe, dispose toujours de marge de progression dans les différents secteur au shoot mais à ce stade de sa carrière il s’affiche déjà en avance sur des Jimmy Butler, des DeMar DeRozan ou autre James Harden qui ont dû attendre plus de 3 saisons avant de s’afficher à au moins 20pts par match

Season Pos G MP FG FGA FG% 3P 3PA 3P% 2P 2PA 2P% FT FTA FT% TRB AST STL BLK TOV PF PTS
2019-20 SG 56 30.4 5.2 13.0 .402 1.1 3.5 .320 4.1 9.5 .432 2.8 4.5 .614 5.0 2.6 1.0 0.3 2.2 2.2 14.3
2020-21 SG 72 34.9 6.5 14.7 .441 1.7 4.3 .401 4.8 10.4 .457 2.9 3.8 .746 5.8 3.0 0.7 0.3 1.9 2.6 17.6
2021-22 SF 70 34.5 7.0 17.1 .408 2.0 5.8 .342 5.0 11.3 .442 4.1 5.8 .714 5.8 3.0 0.6 0.2 2.2 2.0 20.0
Career 198 33.5 6.3 15.1 .418 1.6 4.6 .357 4.7 10.5 .445 3.3 4.7 .697 5.6 2.9 0.8 0.3 2.1 2.3 17.5

Alors OUI RJ a bien passé un Cap cette saison. L’expérience emmagasinée et la déception d’avoir loupé la post season vont forcément lui être utile pour son développement en tant que joueur. Nul doute qu’il va revenir la saison prochaine avec la ferme intention de faire encore mieux et surtout de faire gagner son équipe. Il n’a pas caché que son ambition était de devenir All Star.

Alors à lui la Cape de super héro à Gotham ? Il a du talent et du mental pour. Et comme à New York on aime les besogneux, s’il continue dans cette voie et qu’il reste épargné par les blessures nul doute qu’il peut y arriver. L’avenir des Knicks s’écrit donc avec RJ Barrett, un avenir où bientôt, très bientôt il va falloir parler Salary Cap. Un dicton dit que quand on aime, on ne compte pas. Et à New York il semble bien que RJ est déjà beaucoup aimé…

Partager cet article
fb-share-icon8000
6k

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *