Willy Hernangomez, tout d’un grand

L’avenir est là, c’est indéniable
Guillermo « Willy » Hernangomez

22 ans

2 mètres 11

109 kilos

Poste : Pivot

Numéro : 14

ESPAGNE 

On peut désormais le dire aujourd’hui sans honte, la saison des Knicks est un désastre complet. La « super team » comme la décrivait Derrick Rose n’a pas répondu au espérance placée en elle, mais pire, son objectif principal est désormais le tanking. Enfin bref, une énième saison à oublier… Heureusement quelques éclaircies nous ont permis de ne pas sombrer dans une dépression sombre, et l’unes d’entre elles se nomme Willy Hernangomez !

Mais d’où sort-il ?

Champion d’Europe

Willy se fait sélectionner en 35ème position par les Sixers en 2015, pour finalement arriver chez nous dans la soirée de la draft, Phil l’ayant échangé pour deux seconds tours. Formé au Réal Madrid, il passe la saison 2015-2016 dans le club de la capitale espagnole, en étant simple remplaçant (6.6 points par match).

Il fait également partie à part entière de la sélection espagnole, ce qui fait donc de lui un champion d’Europe et un médaillé de bronze Olympique.

Le 8 juillet 2016 il signe son contrat avec les Knicks, et s’apprête donc a faire ses débuts dans la grande ligue.

Progression éclair  

Si on nous avait dit en début de saison que l’espagnol allait avoir un rendement comme le sien, qui l’aurait réellement imaginé ? Pas grand monde. Nous qui pensons que notre secteur intérieur se résumerait à KP-Jooks-O’Quinn, et que les minutes de garbage time seraient récupérees par Plumlee ou encore Lou Admunson (finalement coupé), Hernangomez a su saisir rapidement sa chance et convaincre Hornacek. Et pourtant ce dernier n’aura aucune cohérence de coaching, jonglant entre les intérieurs et les choix douteux, Willy pouvant passer trois matchs à 30 minutes et derrière enchainer les suivants sur le banc, à ne même pas enlever son survêtement.

Des stats extrêmement intéressantes

Lors du Rising Star Challenge

Malgré les facéties de son coach, notre rookie ne s’est jamais découragé, au contraire il prouvait un peu plus à chaque minute passée sur le parquet. Ses moves poste bas ont rendu fou plus d’un défenseur et son énergie au rebond à fait le plus grand bien aux Knicks.

Avec 17 minutes jouées par match, Willy compile 7.5 points (54% FG, 69.9% FT), 6.8 rebonds et 1.2 passes par match.

En tant que titulaire, ce qui est arrivé 13 fois cette saison (stat qui risque d’augmenter d’ici la fin de l’exercice 2016-2017), ce n’est pas moins de 11.8 points et 9.8 rebonds!

Ces stats qui lui ont même valu de participer au Rising Star Challenge, le 6 février, lors du dernier All Star Game, en remplacement d’Emmanuel Mudiay.

Une complicité évidente avec Porzingis

European Tower

Plus qu’une complicité, on peut parler d’amitié entre nos deux européens qui ont déjà était coéquipier à la Cajasol Séville, où Hernangomez tournait la à un peu plus de 11 points par match. Lors de la saison rookie de Porzingis, les deux s’appelaient régulièrement en FaceTime pour communiquer un maximum, débrieffer les matchs et avoir les ressentis du Letton sur le jeu NBA. Et bien sur, cela se ressent sur le parquet, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Lorsque Hornacek décide de jouer avec les deux en poste 4 & 5, le Q.I. basket de l’espagnol permet à KP d’être plus à l’aise dans le jeu, et au coach d’avoir de multiples solutions. KP6 déclarait alors récemment : « Je ne suis pas surpris par la réussite de Willy car je savais qu’il serait capable de s’adapter très rapidement à la NBA. »

Malgré tout, un gros point faible

Pour terminer, on va quand même se focaliser sur ses points faibles. Et le plus gros d’entre eux, la défense ! Le principal intéressé en est bien évidemment conscient : « Si je veux prétendre a une place de titulaire l’année prochaine, je dois bien bosser ma défense. Je travaille dans cette direction. »

Même son de cloche chez Hornacek, qui lorsqu’il aligne la raquette KP-Willy, réfléchi « à celui des deux big men qui peut défendre sur un poste 4 fuyant ». Et pour répondre clairement, actuellement aucun des deux n’en ai capable.

Après il y a bien sûr les erreurs classiques de rookies, comme les pertes de balle bêtement qui nous aura fait arracher plus d’un cheveux, mais aussi ses nombreux marcher lors de sa prise de balle au poste.

Un secteur intérieur qui fait notre bonheur

Enfin bref, pour conclure, vous l’aurez compris, avec Willy Hernangomez, nous avons un avenir plus que brillant à l’intérieur, surtout lorsqu’il est associé a Porzingis. Avec O’Quinn et Noah en back-up des deux, la fondation de la future équipe est déjà prête.

Des progrès à faire, des erreurs à gommer, mais pour un rookie, ce que nous a montré l’espagnol est vraiment positif. Un rayon de soleil dans une saison bien noire, et c’est pas pour nous déplaire !

Willy with KNF !!

Et la KNF aura l’honneur de dire que le futur meilleur espagnol de l’histoire de la NBA a pris le temps de s’arrêter faire une photo avec nous lors du Mecca Trip 😉

En vidéo, les highlights de son meilleur match en carrière, contre les Spurs (24pts, 13rbds)

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