Hall of Fame KNF – Latrell Sprewell

Latrell Fontaine Sprewell est né le 8 septembre 1970. Un des arrières préférés des supporters des Knicks.
Mais avant de rejoindre nos Knicks, Latrell Sprewell n’a pas connu une enfance de tout repos.

Ses années collèges et universitaires

Sprewell sort d’un milieu familial pas facile (son père était dealer, séparation des ses parents à l’âge de 6ans, partie de sa jeunesse passée chez ses grands parents,…), ce n’est qu’à l’âge de 15 ans que Spree comme il sera par la suite surnommé, s’intéresse vraiment au basket ball. Avant cela, il n’avait d’yeux que pour le football américain et des Dallas Cowboys dont il rêvait d’une carrière.C’est lors d’une discussion avec le coach de basket du lycée de la région de Milwaukee que les choses ont débutés.

Avec son profil athlétique, très sec niveau musculature et sa taille de 192 cm, Spree commença ses premières compétitions pour son High School.

Vu son âge, il ne passera qu’une année, au poste de pivot, où il finira avec une moyenne de plus de 28 points! Assez incroyable pour un joueur qui venait quasiment de commencer le basket ball. Il portera sa fac de Washington a un fantastique bilan de 24-2, et recevra même le Jack Takerian Award, qui récompense le senior le plus fair play avec ses coéquipiers et les arbitres.

Malgré de très bonnes stats, combiné à un manque d’expérience, il ne recevra aucune offre d’université et atterrira finalement dans une fac de seconde zone dans le Missouri, au collège Three Rivers Community à Poplar Bluff.

Il reste sur des statistiques de 16 pts lors de sa première année et 26 lors de sa deuxième ou il mènera même son équipe au final four. Le voilà désormais prêt à être transféré dans une université bien plus connue, celle d’Alabama, où il fréquentera un certain Robert Horry.

Décalé a un poste de second arrière, Spree étalera de plus en plus sa hargne défensive dont il en fera une de ses qualités. Il finira sa première année avec une petite moyenne de 8pts. Celle-ci atteindra 18pts lors de sa seconde année et c’est lors de cette année qu’il sera repéré par le recruteur des Warriors, Ed Gregory. Les Warriors espèrent le drafter, mais en 24eme position, ils n’étaient pas assurés de pouvoir le choisir… Pour mettre toutes les chances de leur côté, le nom de Sprewell ne sera jamais cité dans les possibles choix de Warriors d’autant que Don Nelson et son staff active leurs plans communication pour rechercher un pivot, ce dont les fans réclament également.

Un choix controversé qui sera vite accepté

Soir de la draft, au grand étonnement des fans, les Warriors le choisiront et comme on pouvait s’y attendre, les critiques fusent où le Staff des Warriors répondra par un simple : « vous verrez bien ».

Pour la petite histoire, hormis 4 des 6 premiers choix (O’neal, Mourning, Laetner et Gugliotta), personnes d’autres devant lui ne sera par la suite sélectionné au All Star Game.

Par le grand nombre de blessure au sein de l’effectif, Spree sera lors de 66 matchs repris dans le 5 de départ. Il réalise une excellente saison de rookie avec plus de 15pts de moyenne, accompagné de plus de 3,5pds ainsi que plus de 3,5rbds. Saison où malheureusement les Warriors finiront 10eme à l’ouest et sur le plan personnel, il finira dans la 2nd NBA rookie team, accompagné de son ex coéquipier Robert Horry.

Quelques mois plus tard, les Warriors bénéficieront du 3eme choix de draft où ils sélectionneront un certain Anfernee Hardaway, qui sera directement transféré contre la star de Michigan, Chris Webber. Grâce à cette acquisition et un Spree omniprésent, les Warriors se qualifieront pour les Po. Il sera fort logiquement sélectionné (en réserve) à son premier All Star et sera même intégré dans la first NBA All Team avec une moyenne de 21pts et presque 5 rbds et passes de moyenne. Ajouté a une sélection de All NBA 2nd défensive team.

Malheureusement tout ne continuera pas dans cette dynamique, les relations houleuses entre Coach Nelson obligeront Chris Webber et Billy Owens a déménager. Choix qui affecteront beaucoup Spree vu qu’il s’agissait des 2 équipiers qu’il fréquentait le plus, peu après ce sera au tour de Tim Hardaway de changer d’air… 

Spree continuera à élever ses stats mais ne propulsera
malheureusement plus l’équipe en PO. Il effectuera sa meilleure saison en 96-97 où il finira 5eme marqueur de la ligue ainsi que meilleur marqueur de l’ouest au All Star Game de Cleveland. La carrière du chouchou d’Oakland est toute tracée.

Malheureusement, début de saison 97-98,  Golden State engage un nouveau coach, Pj Carlesimo, entre les 2 le courant ne passe pas. Les stats de Spree sont toutes en baisse sur les 14 premiers matchs de la saison, il est catégorisé de trop individualiste par son coach et lui même n’apprécie pas sa façon de coacher.

 

Fin de Carrière aux Warriors

Et c’est le 1er décembre 97 que le pire arriva. Lors d’une séance d’entraînement, coach Carlesimo se fâche sur Spree au sujet de passes pas suffisamment appuyées. N’étant pas d’humeur à entendre des critiques, Spree demanda à son coach de ne pas trop l’approcher, chose qui ne fut pas respectée et Spree l’agrippa à la gorge pour l’étrangler une dizaine de secondes, stoppé par les coéquipiers. Ce fut les dernières secondes de la carrière de Spree du côté de la Californie.

Le club le suspendra 10 matchs, avant que la NBA n’intervienne et le sanctionne 1an ! Sanction redescendue par la suite à 68 matchs (nbre de match restant sur l’année). Triste fin en jaune et bleu pour ce joueur qui avait montré tellement de bonnes choses. Son transfert était inévitable, et ce sont les Knicks qui en janvier 99, au départ de la saison (retardée en raison de lockout out), seront les plus intéressés, même si ils lâcheront un des chouchous du Msg, John Starks (accompagné de Terry Cummings et Chris Mills mais ça c’est une autre histoire…)

 

Sa deuxième carrière, une première saison historique

Après des excuses données en publiques et auprès de David Stern, Spree est prêt à montrer à toute la planète basket qu’il est encore un fantastique joueur.

Bloquée par Allan Houston au niveau du poste d’arrière, Spree sortira en très grande majorité du banc et sera 6eme homme de luxe. Avec une moyenne de plus de 30 minutes par match, et 16pts, les Knicks termineront cette année de lockout sur un bilan de 27-23, suffisant pour attraper le 8eme spot qualificatif aux playoffs au nez et à la barbe des Charlotte Hornets.

 

 

Finissant 8eme, les Knicks se retrouvent pour une énième fois confrontés aux favoris Miami Heat de Tim Hardaway, Alonzo Mourning ou autre Dan Majerle. C’est la 3ème fois en 3 ans que ces 2 équipes se rencontrent en PO, et une nouvelle fois la série se dirige au match décisif. Game 5 (à l’époque le 1er tour se faisait au meilleur des 5 matchs) en Floride, et comme on pouvait s’y attendre, match intense, disputé et ultra défensif.

Tout allait se jouer sur la dernière possession, possession en faveur des Knicks suite à une perte de balle de Hardaway à 20 secondes du terme. La Défense des Heat est parfaite et parvient à mettre la balle en touche à 5 secondes de la fin. Plus trop de possibilités pour nos New Yorkais qui devront se trouver un shoot rapide, et c’est Allan Houston qui le prendra en sortie de double écran. En jump shoot une main déséquilibré, le ballon touchera le devant de l’arceau avant le haut de la planche et ensuite tomber dans le filet ! Le Heat est à terre, ne comprenant pas ce qui leur arrive ! C’était la 2ème fois de l’histoire qu’une équipe classée 8eme élimine un 1er. Quasi 20 ans après, ce shoot de Allan Houston restera dans les histoires de la NBA.

Second tour, NY rencontre les Hawks de Blaylock, Steve Smith ou autre Mutombo. Équipe qui a fini la saison avec un 31-19 mais surtout là meilleur défense de la ligue. Peu importe, nos Knicks continueront avec leur intensité du 1er tour pour sweeper les faucons avec une moyenne de 10pts d’avance/match sur l’ensemble de la série. Dans cette série très défensive, Sprewell est le seul joueur avec une moyenne supérieur à 20pts (22,5) avec une pointe à 31 dans le game 2.

Prochain sur la liste, les Pacers d’Indiana avec notre cher ennemi Reggie Miller accompagné du géant hollandais Rick Smits et de notre ancien meneur Mark Jackson. Indiana est clairement le favori de la conférence et cette série est ultra disputée. Après 2 matchs joués dans l’Indiana, le série en est à 1-1 avec des écarts de +3 NY et -2 dans le second match. Tout reste encore à faire, et même si New York a repris l’avantage du terrain, peu donne l’avantage aux Knicks car durant ce game 2, Pat Ewing se blesse au tendon d’Achille, ce qui le mettra hors du terrain pour le restant des PO. Énorme coup dur pour l’équipe qui perd leur patron. Mais nos Knicks ont du cœur et vont arracher le game 3 d’un point avec une autre action d’anthologie qui reste gravée dans toutes les mémoires des supporters. A une vingtaine de seconde de la fin de la rencontre, les Pacers sont devant avec 3pts d’avance. Remise en jeu milieu de terrain par Charlie Ward, presque interceptée par Jalen Rose, la balle arrive difficilement à « Grand Mama » Johnson qui prendra ses responsabilités, tentera un 3 pts avec faute d’Anthony Davis ! Boum !! Le Madison est en ébullition (je pense que le MSG n’a plus connu telle intensité depuis). Reggie Miller et coach Larry Bird ne comprennent pas ce qui arrive. Johnson refuse de célébrer ce panier tant que le lancer franc n’est pas inscrit. Quelques secondes plus tard, ficelle et 1 point d’avance, 5,7 secondes à jouer. La dernière tentative de Mark Jackson ne changera rien, les Knicks ne mènent que 2-1 mais on a l’impression qu’ils viennent de faire le plus difficile.

Malheureusement les Knicks redescendront vite sur terre dans le game 4 mené de bout en train par les Pacers alors que Sprewell intègre pour la première fois le 5 de départ. Game 5, de retour à la maison, tout le monde sait que le 5eme match est un match clé dans une série en 7 avec un score de 2-2. Sprewell à la rage et sera très agressif tout au long des 48 minutes, ce qui le permettra de se rendre 14 fois sur la ligne des lancers francs. Encore une fois serré, le match se jouera dans les 12 dernières minutes où les Knicks remporteront le quart temps 36-25 (plus grand nombre de points marqués par une équipe sur l’ensemble de la série).

Voilà les Knicks qui mène 3-2 avec un match 6 à la maison et donc possibilité de conclure la série ! Malheureusement, une nouvelle fois les Knicks sont touchés par la malchance, cette fois-ci c’est Larry Johnson qui devra quitter les siens dans le second quart temps. Mais comme lors de la blessure du numéro 33, New York ne se déstabilise pas et les 2 arrières New Yorkais font des ravages, 52 points pour Houston et Sprewell avec un numéro 20 monstrueux, 32 points avec une réussite de 11 de ses 12 derniers shoots ! Tout cela face à sans doute la plus mauvaise performance de la carrière de Reggie Miller, auteur d’un pauvre 3/18. Il n’en faut pas plus pour que New York écrive l’histoire en devenant la 1ère équipe qualifiée en 8eme position de sa conférence à aller en finale NBA !

Sprewell est au sommet de sa carrière et tout le monde veut voir cette équipe arriver au bout, il leur reste une étape mais quelle étape ! Les Spurs de San Antonio avec les Twins Towers que sont David Robinson et le futur phénomène Tim Duncan, ils viennent tout juste d’infliger 2 sweep en demi (Blazers) et finale de conférence (Lakers), impressionnant.

La série sera malheureusement trop déséquilibrée où New York sera sans 2 membres de leur starting 5 (Ewing et Johnson). La volonté et la hargne ne suffiront pas à l’organisation sans faille des Spurs. Duncan survolera les finals, avec pour sa première participation plus de 27pts et 14 rbds de moyenne sur les 5 matchs. Malgré un duo Houston et Sprewell au sommet, New York ne gagnera qu’un match. Sprewell aura fait le maximum pour retarder l’échéance lors du game 5 (35pts – 10 rbds). Il aura encore une fois montré toute sa hargne et son énergie avec des actions à faire exploser la Mecque, ce dunk 2 mains avec faute sur Jaren Jackson en est la meilleure preuve. Malgré cela la belle histoire New Yorkaise prend fin. Sprewell finira meilleur marqueur de l’équipe sur ces PO avec comme point culminant, ces finals NBA avec 26pts et 6,6rbds par match.

 

 

 

L’après saison Lockout

Après cette saison fantastique, Sprewell sera forcément titulaire et malgré quelques rumeurs de tension avec son coach Jeff van Gundy, Sprewell se sent bien dans cet effectif et New York terminera la saison en 3ème position à l’est avec un bilan de 50-32. Direction PO avec cette fois-ci un tout autre statut pour nos amis New Yorkais. 1er tour sans embûche contre les Raptors de Carter et Mc Grady.

Le 2ème tour se présente comme la revanche de l’année passée, une 4ème fois d’affilée, une série contre le Heat. Comme la saison passée, la série est ultra tendue et se jouera une nouvelle fois sur un match décisif en Floride. Tout le monde se demande si on vivra un final épique comme l’année précédente, scénario inverse, les Heat ont cette fois-ci la balle de match. Mais tout le monde ne s’appelle pas Allan Houston, c’est Clarence Weatherspoon qui ratera la cible au dessus de Marcus Camby. Sprewell arrachera le rebond pour faire une nouvelle fois passer les Knicks en finale de conférence… Ce sera la dernière fois avant 2013 que les Knicks passeront une série de PO (c’est très douloureux à écrire !!).

Nouvelle revanche en perspective puisqu’à nouveau, Knicks et Pacers s’opposeront au meilleur des 7 matchs. Contrairement aux Heat, les Pacers sortiront vainqueurs en 6 matchs. Sprewell aura fait son maximum mais aura été trop irrégulier pour espérer quelque chose. L’année suivante les Knicks régresseront encore vu qu’ils ne passeront plus le 1er tour, éliminé d’emblée au bout de 5 matchs par des Raptors revanchards.

Les années suivantes Sprewell sera le chouchou du Garden en enflammant le Garden avec des pointes à 49 pts contre Boston en décembre 2001, suivi par 48 pts un mois plus tard contre les Bucks. Son impact n’est plus aussi grand et après une blessure a la main subie suite à une bagarre sur son yacht (250.000$ d’amende infligé par les Knicks), il sera transféré en 2003 pour rejoindre Kevin Garnett aux Wolves.

Ce trade impliquant 4 équipes (les Knicks récupérant Keith Van Horn) intervient pour Latrell juste après avoir réussi son dernier record sous l’uniforme bleu et blanc en février. Record de réussite avec un 9/9 à 3pts contre Les Clippers (égalé 2x par Ben Gordon entre temps), effaçant le record précédent de 8/8 détenu par notre coach actuel Jeff Hornacek, Steve Smith et Sam Perkins (oui oui !!).

Un nouveau transfert dans une équipe aux grandes ambitions


Sprewell arrive dans une équipe qui n’arrive pas à passer le premier tour, éliminé 7 fois d’affilé ! Mais Spree n’arrive pas seul, il sera accompagné par le meneur surnommé le « chinois » Sam Cassell. Et avec ces acquisitions, les Wolves passeront un cap supplémentaire. Spree inscrira son 15.000eme points en carrière cette saison et l’équipe terminera en tête de la conférence ouest avec 58 victoires. Garnett sera récompensé par le titre de MVP. Avec de tels chiffres, Minnesota ne peut plus se permettre de sortir dès le 1er tour. Ils sortiront dans un premier temps facilement les Nuggets de Denver avant de devoir se frotter aux sexy Kings emmenés pas Webber et « White Chocolate » Jayson William. La série est disputée et ce sont les Wolves qui émergeront en battant finalement les Kings sur un score de 4-3 avec un duo Sprewell/Garnett très complémentaire. Dernière étape de la conférence, les Lakers mais ceux ci seront trop armés pour les battre. Spree est une nouvelle fois catalogué comme irrégulier pour espérer arriver à nouveau en finale. Shaq et Kobe sont trop forts… ils rejoindront les Pistons en finale avec le résultat que nous connaissons.

Après cette belle saison, on attend encore plus des Wolves, Spree doit renouveler son contrat, Minnesota lui propose 21 millions sur 3 ans et c’est sur cette offre que retentira son célèbre « j’ai une famille à nourrir ». Il n’acceptera jamais une prolongation de contrat avec un salaire si bas. Il terminera sa saison 2004-05 de manière très décevante avant de raccrocher ses sneakers malgré des nouvelles offres des Mavs, Lakers ou autre Spurs. Triste fin pour cet arrière à la chevelure « Predator » et à la puissance, l’énergie, la combativité et la hargne rarement vu en NBA.

13 ans plus tard, les Knicks cherchent toujours un successeur à ce numéro 8

 

Pour les nouveaux supporters, vous constaterez que les temps changent a Big Apple. L’époque Sprewell aura été une période inoubliable, l’énergie avec laquelle jouaient ces Johnson, Camby, Houston, Ewing était dans la même veine que l’épopée du début des années 90 (Oakley, Mason, Starks…). Même si le basket a fortement évolué, on a l’impression que cette époque est loin, très loin… Et que nous ne sommes pas prêt de revivre ces sommets.

Te concernant Spree, on est toujours heureux de te revoir dans le public du Madison comme lors du match des Spurs en février dernier vécue lors du Mecca Trip. Merci pour toutes ces émotions que tu auras fait vivre à cette ville et ce club. Pour moi et un très grand nombre de supporters, tu incarnais à merveille l’esprit New Yorkais, le type de joueur qui donne tout une fois sur le terrain, accompagné d’un jeu hyper’ spectaculaire.

 

article rédigé par Benoit Dehérand

 

 

Statistiques en carrière :

Golden State : 6 saisons – 20,1pts/match – 43,6% Fg – 33,2% 3pts – 79,1% LF – 4,3reb/match – 4,7pd/match – 1,7int/match

New York : 5 saisons – 17,9pts/match – 41,8% Fg – 34,9% 3pts – 81,9% LF – 4,1reb/match – 3,8pd/match – 1,3int/match

Minnesota : 2 saisons – 14,8pts/match – 41,1% Fg – 32,9% 3pts – 82% LF – 3,5reb/match – 2,9pd/match – 0,9int/match

Latrell en vidéo :

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