J comme… Jordan. Le super vilain back
New York est une ville à part aux États-Unis. Les habitants de Big Apple qui y ont fait le choix d’y vivre en fous, tout comme ces millions de touristes qui s’y rendent chaque année (plus de 13 millions en 2019 soit plus que la population de la Belgique, de la Grèce ou encore du Portugal)

Mais un peu comme sa sœur de la côte Ouest, Los Angeles, elle représente aussi ce que les habitants des autres états aiment détester. Victime du syndrome de la grosse ville contre les petites, de la capitale contre la province… Un sentiment “anti-New York” que l’on retrouve forcément dans le domaine du sport. Jouer contre une équipe de New York confère un regain de motivation.

Et évidement nos pauvres New York Knicks n’en sont pas immunisés, bien au contraire. Car lorsque le match se joue au Madison Square Garden, à quelques pas des bureaux de la ligue, les stars adverses se font souvent un malin plaisir de nous livrer un gros match, histoire de bien marquer les esprits. De quoi nourrir quelques belles rivalités historiques avec certaines équipes et joueurs.

Ceux pour qui le fait de savoir qu’ils viennent jouer au Madison Square Garden donne directement des sueurs froides aux Knicks fans. Ou au contraire raviver la flamme endormie du supporter qui coche à l’avance dans son calendrier la date de la venue du joueur qu’on aime détester.
Car même lorsque les New York Knicks ont connu leurs bonnes périodes, il faut toujours un bon adversaire pour livrer une belle confrontation, un beau spectacle. Dans la victoire ou la défaite, un blowout procure beaucoup moins de sensations qu’un match accroché. Et pour ça il faut un adversaire à la hauteur, prêt à tout donner. Et la liste de ces adversaires est assez longue.

On va forcément y retrouver un Reggie Miller. Sur le papier le frère de Cheryl Miller n’est pourtant pas forcément le joueur le plus à craindre. Une 20aine de points de moyenne, quelques sélections All-Star mais sans plus, pas physique impressionnant bien au contraire. Oui mais voilà Reggie s’est prendre feu. Avoir des crises de shoots en playoffs qui hantent encore les souvenirs des Knicks fans, Spike Lee compris. Le profil type du gars revanchard, accessoirement Californien et qui fit son université à UCLA avant d’atterrir dans l’Indiana.

Un brin de Eastcoast vs Westcoast

+ quelques doses de campagne vs jungle urbaine

+ une pincée de joueur au physique en apparence fragile vs les armoires à glace des Knicks

= le cocktail parfait pour un duel comme on les aime.

Surtout lorsque vous saupoudrez tout ça avec un joueur clutch qui ne craint personne.

On va aussi retrouver dans notre liste les Alonzo Mourning, PJ Brown, Tim Hardaway (le père pas le fils), et quasiment tout les joueurs du Miami Heat de la fin des 90s. Des matchs avec une forte odeur de testostérone et qui terminaient souvent en bagarre générale (coach inclus, n’est pas Jeff Van Gundy). Là c’est une duel de la côte Est avec les Floridiens loin d’être de simple retraités. Si Zo Mourning était issus de Georgetown comme Patrick Ewing, pas d’amitié sur le terrains entre eux pour la bataille de la conférence Est.

Et qui dit Miami Heat dit forcément Pat Riley.

Alors ok ça fait un bon moment qu’il ne joue plus, même s’il faisait partie des joueurs de l’effectif champion lors de la finale perdue face aux Lakers en 1972, mais son départ de New York est resté en travers de la gorge de beaucoup à Big Apple.

Le public du Garden prenant bien soin de lui rappeler.

Toujours dans un registre non joueur, Isiah Thomas a aujourd’hui une place de choix pour l’ensemble de son œuvre en tant que président puis head coach. Entre conflit avec ses joueurs, accusation harcèlement, mauvais choix dans le recrutement, notre homme a rapidement obtenu une interdiction d’approcher la franchise, même s’il resta longue un proche de James Dolan.

Au rayon je t’aime moi non plus, comment ne pas mentionner le cas Lebron James.

Pas vraiment pour ses performances individuelles avec les Cavs et le Heat, même s’il a lui aussi son match de référence au Garden avec 52pts inscrits un soir de février 2009.

Non ce qui reste en travers de la gorge des Knicks fans c’est le fait de n’avoir jamais réussit à faire venir le King à New York. Pleinement lancé à sa poursuite pendant quasiment 2 saisons, en vue de la free agency de 2011, sa décision d’aller jouer pour le Heat de Pat Riley fut une énorme désillusion du côte de Big Apple.

Toujours un goût d’amertume plus tard avec son départ de Miami en 2014, et voir à l’été 2018 quand il pris la direction de L.A et des Lakers. Lebron continuant de déclarer apprécier jouer au Garden, que les Knicks faisaient bien partie de sa short list de ses destinations possibles… mais le Chosen One ne sera pas celui qui ramènera les Knickerbockers sur le chemin du succès.

Dans une époque plus proche de nous, et malheureusement beaucoup mois en réussite pour l’équipe de New York, Stephen Curry (54pts le 27/02/2013), James Harden (61pts le 23/01/2019) ou encore Russell Westbrook (triple double avec 27pts/18rbds/14ast le 28/11/2016) ont su profiter de la faiblesse des Knicks (surtout de leur défense) pour venir planter quelques cartons offensifs.
Mais dans un contexte à sens unique, pour ces joueurs évoluant dans la conférence Ouest, il s’agit plus d’un grand soir sans lendemain. Les 2 rencontres de saisons régulières par saison n’ayant que peu de chance d’aboutir à une réelle rivalité.

Un joueur de la conférence Ouest a tout de même réussit à marquer le Garden. Ce joueur c’est Kobe Bryant (RIP).

A la fois respecté pour sa carrière, son éthique de travail, son amour du jeu et son palmarès, surtout avec le Kobe en fin de carrière, le Kobe au numéro 24.

Mais aussi détesté. Le jeune Kobe, avec le numéro 8, que beaucoup considéraient comme arrogant, prétentieux, une simple copie de Jordan… Ce qui lui valut une altercation mémorable avec Chris Child

Mais pour l’amour du jeu ce que l’on gardera en mémoire du Black Mamba c’est bien sa marque à 61pts, un temps record all-time du Madison Square Garden au scoring avant d’être effacé par les 62pts de Carmelo Anthony.

Enfin Bill Russell, Wilt Chamberlain ou encore Larry Bird auront eux aussi en leur temps été considéré comme de sérieux rivaux des Knicks, leur barrant régulièrement la route lors de nombreuses confrontations en saison régulière mais aussi et surtout lorsque les matchs comptent encore plus lors des campagnes de playoffs ou en finales. La rivalité Boston/New York et la période domination de la conférence Est (voir de la ligue) des Celtics empêchera New York d’exister au niveau espéré, mais il s’agissait surtout à cette époque de rivalité d’équipe, plus que de joueur.

Mais l’adversaire numéro un des New York Knicks reste Michael Jordan, considéré par beaucoup comme le GOAT, il est facile de dire que le natif de Brooklyn leur a mené la vie dure.

Aux Knicks et à Patrick Ewing. Car même si les 2 hommes sont liés par de véritables liens d’amitié, sur le terrain pas de cadeau.
Et ça a même commencé avant la Nba, sur les parquets de NCAA lorsque Jordan crucifie les Georgetown Hoyas avec un game winner lors de la finale universitaire de 1982.Ewing pourra toutefois se consoler avec sa victoire lors du Final Four deux ans plus tard.
Mais une fois passé chez les pro, les retrouvailles en saison régulière seront très souvent à l’avantage de Jordan et ses Bulls. Les deux équipes évoluant dans la même conférences, les confrontations Bulls vs Knicks vont vite devenir un classique des 90s.

Arrivé en Nba une saison avec Ewing, lors de la draft 1984, dès son premier match au Madison Square Garden le 8 novembre 1984, Jordan va faire une démonstration de ses qualités de basketteur, prêt à marcher sur toute la ligue (dont les Knicks) pendant plusieurs saisons.

Ses stats lors de cette première rencontre : (33min de jeu) 33pts(15/22)/8rbds/5ast/3stl/2blks et une victoire de 15pts dans son duel avec Bernard King (34pts) qui terminera meilleur scoreur Nba cette saison là.

Pour son second match au Garden il fera encore mieux au scoring (42pts) mais repartira avec une défaite de 6 points. Lors de sa saison rookie c’est pas moins de 6 fois que les Knicks croiseront la route de Michael juste en saison régulière. A cette époque la Nba n’était encore composée que de 23 équipes. Les Knicks et Bulls se retrouvaient au sein de la même division Atlantic ce qui avait pour effet d’avoir un calendrier de saison régulière avec plus de confrontation directe qu’aujourd’hui. 4-2 pour les Bulls de Jordan contre les Knicks cette saison là et déjà une moyenne de 26pts pour le numéro 23. Et dire qu’il n’était qu’un rookie, rien de rassurant pour la suite…

La suite justement, c’est la saison 1985-86.

Patrick Ewing vient de débarquer tel le messie aux Knicks suivante, en étant sélectionné avec le pick 1 de la draft. New York se frotte les mains de pouvoir compter le nouveau Bill Russell dans ses rangs et se prête même à rêver de titre, de dynastie (oui on s’emballe assez vite à New York).

Les retrouvailles Ewing/Jordan, Knicks/Bulls seront également attendues.

Malheureusement une saison écourtée par les blessures.

Jordan ne va jouer que 18 matchs pour sa saison sophomore après une fracture du pied droit lors de la 3ème rencontre de saison régulière. Il ne fera son retour sur les parquets qu’en toute fin de saison, histoire d’être là pour la série de playoffs face aux Boston Celtics, se déguiser en dieux et passer 63pts sur face à Larry Bird.

Notre Patrick lui ne va jouer que 50 matchs mettant un terme à son année rookie début mars (ce qui ne l’empêchera pas de rafler de trophée de ROY) alors qu’il restait encore plus d’une vingtaine de rencontres. Les playoffs au Madison Square Garden devront encore attendre. Au final Ewing et Jordan ne feront que se croiser en 85-86.

Mais leurs carrières Nba n’en est qu’aux tout débuts. Et pour l’Opening Night de la saison 1986-87 au Madison Square Garden tout ce beau monde est bien là. En forme après un long été sans matchs (pas de compétitions Olympiques pour nos 2 anciens médaillés d’Or de L.A), même si les Knicks viennent de s’incliner de 9pts chez les voisins des New Jersey Nets pour débuter leur saison. Les Bulls eux débutent juste.

Et quel début! Jordan, malheureusement pour les Knicks comme trop souvent, va être très motivé et très en réussite sur cette rencontre. En 41 minutes de jeu, Jojo active le mode attaque et va gratifier le public du Garden de sa toute première rencontre à 50pts. Résultat de la soirée, 50pts (15/31 & 20/22 LF)/6rbds/3ast/4stl/3blks et la victoire bien sûr (108-103). Les Knicks de leur côté? Et bien le meilleur marqueur s’appelle Rory Sparrow avec 24pts, puis Bill Cartwright avec 21pts. Ewing ce soir là? 13pts/5 rbds, peut mieux faire.

Bon des matchs de saison régulière entre Jordan et les Knicks, entre Jordan et Ewing, il va y en avoir beaucoup d’autres par la suite, même avec les différentes expensions de la ligue.
Mais des matchs à 50pts ou plus au Madison Square Garden, pour un serial scorer comme Jordan, finalement qu’une seule fois. Et même dans son Chicago Stadium, face aux Knicks Jordan va toujours beaucoup scorer, mais matchs de playoffs et saison régulière confondus, après cette Opening Night de 86, que 2 fois plus de 50pts (54pts dans la victoire des Bulls au game 4 des playoffs 1993 et 51pts dans la victoire d’un point en janvier 1997)… on se rassure comme on peut.

Surtout que Jordan contre les New York Knicks c’est une affiche qui aura lieux pas moins de 60 fois en saison régulière. Top 6 de ses adversaires réguliers en saison derrière les Cavs (67 matchs) les Bucks (66) les Hawks (65) et les Pacers/Pistons (64)

previous arrow
next arrow
Slider

 

En saison régulière face à New York, His Airness s’affiche à 31,6pts de moyenne. Les Knicks ont une place de choix sur le table de chasse de Michael puisqu’ils arrivent 7ème moyenne derrière les Blazers(34pts), le Jazz (32,7), les Suns (32,4), les Bucks (32,3), les Hornets (32,1) et les Spurs (32)

Croqueur Jordan, mais adroit avec 49,6% aux shoots, 32% à 3pts, pas sa plus grande spécialité, et 84% aux lancers francs. Ajouter 5,8rbds de moyenne et 4,8 assists et vous obtenez un beau bilan de 43 victoires pour 17 défaites.
Le taureau et finalement le boureau des Knicks. Et dans tout ça même sa période Wizards est positive (4 victoires/3 défaites)

Arrêtons là avec les chiffres.

Quoique, un dernier match pour la route. A son tout premier retour de retraite, en mars 1995, alors qu’il vient de reprendre la compétition 4 matchs auparavant, le numéro 45 (ça ne va pas durer longtemps) se rend au Madison Square Garden pour affronter les finalistes sortants.

Et comme s’il était revenu en 1986 pour son Opening Night, Jordan va écrire une nouvelle page de sa légende et livrer un véritable récital face au pauvre John Starks qui avait du perdre l’habitude de défendre sur lui. Jordan lui fait la totale.

55pts à 21/37 et 3/4 derrière la ligne. Ajouter 10/11 aux lancers francs, 4 petits rebonds, 1 interception et 2 passes. Oui ce soir là il était avant tout en mode attaque, quoique. Le match est finalement assez sêré et Michael va se montrer encore une fois clutch pour faire gagner ses Bulls. Non pas en inscrivant le panier de la victoire, 55pts c’était déjà assez comme ça. Non en délivrant tout simplement la passe décisive pour le panier de la victoire de Bill Wennington qui ne va scorer que ces 2 petits points là ce soir, à 3 seconde du buzzer final.

Défaite des Knicks 113 à 111 et encore une recontre qui rentre dans l’histoire de la ligue sous le nom de Double-Nickel game.

Martyriser les Knicks lors de la saison régulière c’est déjà dur à vivre pour le Knicks fans, mais sur 82 matchs ça pourrait encore passer. Oui mais voilà l’histoire ne s’arrête pas là. Si la rivalité entre Jordan, ses Chicago Bulls et les New York Knicks existent c’est surtout pour ces matchs qui comptent plus que tout. Quand l’intensité des rencontres augmente, quand les défenses se resserent, quand chaque panier marqué prend une importance encore plus grande. Ces matchs ont lieux lors des séries de playoffs. Et il fut une époque, que les moins de 20 ans n’ont pas vécu, où les Knicks croisaient très (trop?) souvent la route de Jordan en playoffs.
Des campagnes de playoffs qui vont systématiquement s’arrêter pour la bande à Ewing dès que Jordan sera de la partie. Finalement il n’y a que lors de la première retraite de Jordan en 1994 que les Knicks passeront (en 7 matchs tout de même) l’obstacle Chicago Bulls.

Sur les 13 campagnes de playoffs de Patrick Ewing, c’est pas moins de 6 séries face aux Bulls.

1988-89 défaite 4-2 en demi finale de conférence
1990-91 défaite 3-0 au premier tour
1991-92 défaite 4-3 en demi-finale de conférence
1992-93 défaite 4-2 en finale de conférence (après avoir mené la série 2-0)
1993-94 (retraite de Jordan) victoire 4-3 en demi-finale de conférence
1995-96 défaite 4-1 en demi-finale de conférence

Et là encore en plus de gagner les matchs et les séries, Jordan affiche de belles stats.
Un seul match à moins de 20pts (15 exactement lors du game 2 perdu en 1989) , 6 rencontres à plus de 40pts, 1 match à plus de 50 face à une équipe dont la spécialité numéro 1 était la défense. Plus de 33pts à 47%, avec 6,3rbds et 6ast de moyenne, un bilan de 19 victoires pour 8 défaites, avec Jordan l’addition était toujours salée pour les Knicks. Et avec la manière comme sur cette action lors de la série de 1991 (âmes sensibles d’abstenir)

Forcément quand vous coincez régulièrement contre la même équipe, quand vous ne trouvez pas rééllement de solution, n’arrivez pas à stopper, ou juste freiner le même joueur, ça peut être source de quelques tensions. On appelle à la barre John Starks, Xavier Mc Daniel, Greg Anthony et Patrick Ewing…

Bon même lors de sa retraite en 1994, les nerfs étaient toujours à fleur de peau entre ces 2 équipes

Après 1996 les Knicks ne croiseront plus la route de Jordan post-season, les Knicks en pleine période de transition échoueront avant le stade des finales de conférences face aux Pacers ou le Heat.

Après avoir décroché une nouvelle bague à en juin 1996, Jordan alors free agent songeat même à rejoindre Ewing aux Knicks. En froid avec une partie du Front Office des Chicago Bulls (tout le monde connait ses histoires avec Jerry Krause) et pleine renégociation contractuelle, l’accord fut presque signé. Mais une contre offre de dernière minute gardera le numéro 23 aux Bulls. Encore un What If qui aurait pu changer totalement l’histoire des Knicks.

Michael jouera donc pour les taureaux mais juste avant de prendre sa retraite, lors de la saison de The Last Dance, Jordan réservera une dernière petite surprise en ressortant ses vielles Air Jordan 1 pour ses adieux au Madison Square Garden.

Ce soir de mars mars 1998 même avec des chaussures un peu petites il va briller. 42pts (à 17/33)/8rbds/6ast/3stl/1blk et une victoire de 13pts.

A vrai dire il s’agissait plus d’un au revoir que d’adieux.

Puisqu’en sortant une nouvelle fois de sa retraite en 2001, c’est sous la tunique des Washington Wizards qu’il va revenir. Dans une ville blessée et un monde totalement bouleversé après les attentats du 11 septembre, c’est à New York qu’il va effectuer son tout premier match en tant que sorcier. Une petite performance à 19pts (7/21) et une courte défaite de 2pts. Welcome back!
Ses adieux au Garden se feront finalement en mars 2003. A 40ans passé, il n’était plus aussi dominant mais les stats étaient toujours là. En 42 minutes de jeu il termine la rencontre avec 39pts (à 13/22)/8rbds.

Cette fin de carrière n’aura pas tenue toutes ses promesses, pas de qualification en playoffs, mais une fois de plus il aura soigné ses adieux au public du Madison Square Garden. Michael le reconnaissait, un public de connaisseur
“Those people there really know basketball”
Une salle mythique où il fallait arriver prêt “the place to showcase your basketball talents.”

Pendant toutes ses années passées en Nba, avec plus de 1000 matchs de saison régulière et presque 180 de playoff, Jordan a pu en croiser des adversaires (1212 selon basketball-reference pour être précis).

Mais signe de cette grande rivalité des années 1990s c’est bien un joueur des Knicks, en l’occurence Patrick Ewing, contre qui il aura le plus joué. A égalité avec Joe Dumars c’est 70 matchs, soit pas loin de la totalité d’une saison régulière.

Si on ne considère que les rencontres de playoffs c’est encore une fois les Knickerbockers qui se retrouvent en tête de liste avec Patrick Ewing, Charles Oakley, Mark Jackson et Anthony Mason avant les mauvais garçons de Detroit.

Overall Reg. Season Playoffs
Rk Opponent G W L W% G W L W% G W L W%
2 Patrick Ewing 70 49 21 .700 43 30 13 .698 27 19 8 .704
4 Mark Jackson 65 46 19 .708 42 31 11 .738 23 15 8 .652
10 Gerald Wilkins 59 43 16 .729 39 28 11 .718 20 15 5 .750
13 Charles Oakley 57 42 15 .737 30 23 7 .767 27 19 8 .704
18 Anthony Mason 51 36 15 .706 28 20 8 .714 23 16 7 .696
21 Johnny Newman 50 39 11 .780 44 35 9 .795 6 4 2 .667
28 Doc Rivers 46 27 19 .587 40 23 17 .575 6 4 2 .667
30 Terry Cummings 46 31 15 .674 42 30 12 .714 4 1 3 .250
33 John Starks 45 33 12 .733 24 18 6 .750 21 15 6 .714
35 Buck Williams 44 27 17 .614 38 23 15 .605 6 4 2 .667
40 David Wingate 43 28 15 .651 33 21 12 .636 10 7 3 .700
44 Maurice Cheeks 39 24 15 .615 36 21 15 .583 3 3 0 1.000
46 Trent Tucker 38 27 11 .711 29 20 9 .690 9 7 2 .778
54 Rod Strickland 37 23 14 .622 28 16 12 .571 9 7 2 .778
62 Sidney Green 35 20 15 .571 29 16 13 .552 6 4 2 .667
63 Herb Williams 35 24 11 .686 30 20 10 .667 5 4 1 .800
85 Kenny Walker 31 22 9 .710 22 15 7 .682 9 7 2 .778
93 Greg Anthony 30 22 8 .733 17 14 3 .824 13 8 5 .615
97 Derek Harper 30 24 6 .800 25 20 5 .800 5 4 1 .800
103 Xavier McDaniel 29 23 6 .793 22 19 3 .864 7 4 3 .571
108 Kiki Vandeweghe 28 22 6 .786 16 13 3 .812 12 9 3 .750
136 Larry Johnson 24 18 6 .750 20 15 5 .750 4 3 1 .750
141 J.R. Reid 24 20 4 .833 18 15 3 .833 6 5 1 .833
145 Rolando Blackman 23 16 7 .696 17 12 5 .706 6 4 2 .667
149 Bernard King 23 16 7 .696 23 16 7 .696 0 0 0
159 Charlie Ward 22 15 7 .682 18 12 6 .667 4 3 1 .750
167 Howard Eisley 22 13 9 .591 10 5 5 .500 12 8 4 .667
178 Eddie Lee Wilkins 21 15 6 .714 16 12 4 .750 5 3 2 .600
183 Rory Sparrow 21 17 4 .810 21 17 4 .810 0 0 0
184 Anfernee Hardaway 21 14 7 .667 11 8 3 .727 10 6 4 .600
185 Allan Houston 21 16 5 .762 21 16 5 .762 0 0 0
197 Clarence Weatherspoon 20 14 6 .700 20 14 6 .700 0 0 0
222 Charles Smith 18 12 6 .667 12 8 4 .667 6 4 2 .667
225 Tim McCormick 18 13 5 .722 18 13 5 .722 0 0 0
259 Kurt Thomas 16 12 4 .750 13 9 4 .692 3 3 0 1.000
268 Chris Childs 15 12 3 .800 15 12 3 .800 0 0 0
274 Chris Mills 15 12 3 .800 15 12 3 .800 0 0 0
280 Hubert Davis 14 11 3 .786 7 5 2 .714 7 6 1 .857
336 Latrell Sprewell 12 9 3 .750 12 9 3 .750 0 0 0
392 Marcus Camby 10 9 1 .900 10 9 1 .900 0 0 0
410 Walter McCarty 10 7 3 .700 10 7 3 .700 0 0 0
417 Othella Harrington 10 7 3 .700 10 7 3 .700 0 0 0
(…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…) (…)

Mais même s’il a fait enrager plus d’un Knicks fans pendant toutes ces années, rêvant de pouvoir enfin éliminer les Chicago Bulls en playoffs pour aller chercher se titre Nba tant rêvé, il faut reconnaître que la rivalité fut saine.
Rivaux sur les parquets, toutes ces confrontations n’entammeront pas l’amitité qui entre Jordan et Ewing. Pour preuve Michael sera présent lors de la soirée du retrait du maillot de Patrick Ewing. A l’occasion de cette cérémonie Michael déclarat même : « Quand vous pensez à New York, vous pensez à Patrick Ewing »

Une amitié qui va continuer après la retraite sportive de Jordan & Ewing. Patrick débutant sa reconversion dans le coaching en partie grâce à Michael avec sa première expérience comme assistant coach aux Wizards lors de la saison 2002-03, puis quelques années plus tard aux Charlotte Hornets.

Spike Lee est une autre personnalité bien connue de la communauté Knicks qui est également très proche de Jordan. Outre se retrouver lors des matchs Knicks Bulls au Garden, les 2 ont collaborés à de multiples occasions pour des pubs air jordan au début des années 90.

Real recognize real, vrais reconnaissent vrais.

Fervant supporter des Knicks, et sneakers addict notoirement connu, Spike aura même l’occasion d’avoir quelques modèles de sneaker chez la marque au jumpman. En Orange et bleu bien sûr!

previous arrow
next arrow
Slider

L’histoire des Knicks s’écrit de plusieurs façon. Avec des lieux, des moments, des victoires, des défaites, des hommes et avant tout par ceux qui portent fièrement ses couleurs. Mais sur le terrain il faut toujours un adversaire. Et il faut bien le reconnaître, dans ce domaine Michael Jordan a très bien joué ce rôle. Les Knicks ont une place dans l’histoire de Jordan, et Jordan, à sa façon, a aussi une place dans l’histoire des Knicks.

Et si vous voulez en savoir plus sur les vilains, quelques articles :
Top 12 Enemies in Franchise History par Bleacher Report
Michael Jordan’s Top 5 moments against the Knicks
The NBA’s Best Individual Performances at Madison Square Garden
Jordan made the Garden his home par ESPN
when Michael Jordan ‘almost’ joined the New York Knicks par nbcsports

J aussi comme : Jackson, Phil Johnson, Larry Jackson, Mark … back