Parce que l’association Knicks Nation France c’est avant tout une occasion de rassembler des fans francophones des Knicks présents dans les 4 coins de la France, voir plus, on donne ici la parole à quelques membres qui nous parlent de leur amour pour la franchise Orange & Bleue de New York…

 

Pourrais-tu te présenter brièvement ?
“Georges, 35 ans, je suis Belge, d’origine grecque et je suis Bruxellois. Je suis journaliste basket et je suis principalement le club du Brussels en D1 Belge. J’ai aussi couvert deux Eurobaskets, une Coupe du Monde et un All-Star Game NBA. Bref, je ne me plains pas de mon boulot. Je suis aussi copywriter, rédacteur en quelque sorte.”

Joues-tu, ou as-tu joué au basket? A quel poste et à quel niveau?
“J’ai l’impression que j’ai passé toute mon adolescence à jouer au basket avec mon frère, mais jamais en club. Peut-être que l’expérience du foot en jeunes m’a « dégoûté » des contraintes de club. On jouait tous les weekends, peu importe le temps, même la grêle un jour. Avec l’âge, les études, le boulot, c’est très et trop sporadique. D’autant que je vois des basketteurs pros chaque semaine. Faudrait que j’essaie de jouer quand la salle s’est vidée…”

Depuis combien de temps es-tu un supporter des Knicks?
“Comme la plupart des trentenaires, c’est venu vers 1993-1994. Quand on découvre la NBA et qu’on voit cette bande de tarés nommés Knicks, qui jouent en plus dans une ville emblématique, de si belles couleurs sur le maillot. Difficile de ne pas aimer. Même si je dois avouer que j’étais partagé lors des Finals 1994, j’adorais Houston aussi.”

Qu’est ce qui t’a fait aimer les Knicks pour la première fois ?
“Ce que j’expliquais juste avant. Les mecs donnaient des tartes, mettaient des coups d’épaules… et se félicitaient avec ce chest-bump de tarés.”

Combien de fois as-tu déjà été à New York ? Et combien de matchs au Garden ?
“Avant le voyage KNF de 2018, une seule fois. C’était en 1998 mais c’était en août en colonie de vacances. Huit jours, encadrés par deux moniteurs que j’ai tellement tannés pendant cinq jours que l’on a visité le Madison Square Garden alors que ce n’était pas prévu au programme. Voir cette salle, ces noms dans le vestiaire, quel plaisir ! Manque de bol, la fin de mon film photo a flanché et je n’ai aucune photo. Du coup, je n’ai pas vu de matchs au Garden avant le trip KNF 2018. J’avais par contre vu le fameux Clippers-Warriors où Curry met Chris Paul par terre sur un cross. Et j’ai bien dû voir 50 matchs internationaux, dont Team USA en 2014, la Grèce, la France, l’Espagne, la Lituanie, la Serbie… etc etc.”

Une anecdote/un souvenir concernant les Knicks?
“Miami-New York, Game 5, 1999. C’était un dimanche je crois et je regardais le match en cachette car je n’étais pas censé être debout aussi tard et  je devais avoir un examen le lendemain. Mon grand frère et moi regardons le match mais il va chercher notre mère en voiture qui bossait dans un resto à l’époque. « Continue à regarder mais tu coupes quand je rentre avec elle, t’es pas censé être debout ». Du deuxième étage, j’entends la clé dans la porte de la maison, et il reste une possession. Son de la télé coupé, je regarde Allan Houston pénétrer dans la raquette et son ballon rebondir sur l’anneau. J’ai bougé dans tous les sens, sans faire le moindre cri de joie, pour ne pas que ma mère se rende compte que j’étais debout si tard ! Allan Houston a réduit la salle de Miami au silence… mais moi non plus, je n’ai pas fait le moindre bruit ! ”

Ton joueur préféré parmi les joueurs des Knicks, passés ou actuels ?
“Latrell Sprewell. Le pire est que j’étais fan de lui déjà avant à Golden State. Quand je parle de découvrir la NBA et d’aimer les tarés, c’était aussi le summum à l’époque. Quand il est suspendu, je suis dégoûté. Et quand un jour je vois sur le télétexte de CNN qu’il est transféré à New York, je crois rêver. J’ai dû me frotter les yeux pour relire et y croire. Et grâce à lui, et Allan Houston que j’adore aussi, l’épopée de 1999 était phénoménale ! ”

Un dernier mot sur l’association Knicks Nation France ?
“Quelle superbe idée et quelle organisation. Moi qui rêvais d’aller voir les Knicks, j’essayais de convaincre un frère, un pote à chaque fois. Je ne voulais pas vivre cela seul. Grâce à l’organisation, cela a été possible. Sans oublier la fan expérience et la rencontre d’autres fans”

Merci Georges pour ton témoignage qui nous montre que la passion des Knicks n’a pas de frontières, tout comme la KNF. Merci également d’avoir joué l’envoyé spécial KNF lors du dernier All Star Game de Los Angeles et nous avoir permis de recueillir le témoignage de Frank Ntilikina. On espère juste pour toi qu’aujourd’hui tu ne regardes plus les matchs en Mute 😉